3es Rencontres alternatives urbaines

Le paysagiste Gilles Clément participe aux 3es Rencontres alternatives urbaines, proposées dans le cadre de “Frictions urbaines”, les 14 et 15 octobre à Gare au théâtre.Le paysagiste Gilles Clément participe aux 3es Rencontres alternatives urbaines, proposées dans le cadre de “Frictions urbaines”, les 14 et 15 octobre à Gare au théâtre.© Yannmonel

Climat

Publiée le 11 octobre 2016 - Mise à jour le 13 octobre 2016

Le paysagiste Gilles Clément participe aux 3es Rencontres alternatives urbaines, proposées dans le cadre de “Frictions urbaines”, les 14 et 15 octobre à Gare au théâtre. Rencontre.

  • Vous allez participer à une rencontre “Vivre avec la Terre”. Que cela signifie-t-il pour vous ?

Pour s’en sortir, il faut écouter la nature et traiter les questions de manière globale, que ce soit l’habitat, les transports, la production vivrière… et ce, quelle que soit la ville du monde. Je reviens d’Oulan-Bator, en Mongolie, une des villes les plus polluées de notre planète. La Terre est le jardin planétaire. Tous les habitants en sont des acteurs et ne mesurent pas toujours la portée de leurs gestes, d’où la nécessité de les instruire. Dans ce sens, je vais créer une école du jardin planétaire, un centre de formation, à Ivry.

  • Comment créer de l’espace à vivre en milieu urbain ?

Ces dernières décennies, les jardins partagés sont nés dans les “dents creuses” de la ville. Des habitants sont intervenus, se sont appropriés un lieu qui est devenu un jardin. Professionnels ou amateurs, cet espace leur a permis de se rencontrer, de créer du lien social, des échanges. À Paris, il y a beaucoup de lieux comme cela, dont le jardin de la rue Trousseau, dans le XIe arrondissement, qui vient de fêter ses 10 ans. Vitry, c’est de l’habitat collectif, pavillonnaire, des espaces verts et des zones d’activité.

  • Cet équilibre peut-il durer ?

Il peut durer, précisément parce qu’il y a équilibre. À Vitry, en contrepoint de la densité, il y a le parc départemental des Lilas, un territoire dédié à la nature. C’est très singulier. Le problème que l’on rencontre est celui de la densité et de la pression de l’habitat, c’est une question politique qu’il faut gérer.

  • A Vitry, l’utilisation des pesticides est bannie et c’est zéro phyto depuis 2013. La pratique de la gestion différenciée est appliquée...

La démarche "zéro phyto" fait école. Toutes les grandes villes : Paris, Grenoble, Nantes... ont arrêté l’utilisation des pesticides et cela finit par toucher les communes plus petites. Nous, professionnels, cela fait 30 ans que l’on parle des conséquences négatives sur la santé, des cancers en grand nombre qui sont à déplorer. C’est une folie de continuer d’utiliser ces produits.

  • Les ressources ne sont pas inépuisables. Des citoyens l’ont compris. Pensez-vous que les pouvoirs publics prennent toute la mesure des enjeux ?

Les villes peuvent constituer des contre-pouvoirs et désobéir. Surtout quand les habitants, conscients et actifs, sont prêts à agir pour leur cadre de vie et la survie de la planète.

Propos recueillis par Christiane Grave

 

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