Les bords de Seine

La Seine présente, dans la traversée de Vitry, une longueur d'environ 4 km 800, une largeur variant de 120 à 150 mètres et un débit de 40 m2. Quand les barrages sont ouverts, sa pente de 0m 20 par kilomètre.En 1863, un barrage et une écluse ont été construits pour régulariser le cours de la Seine aux abords de Vitry-sur-Seine, la transformant en paisible escalier d'eau. Le barrage et l'écluse du port à l'Anglais furent exécutés de 1861 à 1864 dans le cadre de la politique impériale de grands travaux. Construit d'après le système de M.Chanoine, le barrage comprenait :

  • une passe navigable fermée par des hausses mobiles sur chevalets de 3 mètres de hauteur et de 1m30 de largeur.
  • Un déversoir fermé par des hausses automobiles de 2 mètres de  hauteur et de 1m30 de largeur

La construction de contreforts aux bajoyers de l'écluse par MM.. Canapville et Denuelle fut achevée en 1876. La construction d'une seconde maison d'éclusier avec jardin fut entreprise en 1879. Tous les appareils mobiles et les parties fixes du barrage furent changés en 1881 afin d'en augmenter les tirants d'eau. La même année, la construction d'une seconde écluse fut déclarée d'utilité publique. La retenue du barrage fut exhaussée en 1882. Le Pertuis fut muni de nouvelles fermettes en 1883. Les travaux de construction d'estacades en charpente en amont et en aval de l'écluse furent adjugés en mai 1886. L'ingénieur en chef Luneau pourvut l'écluse de portes métalliques en 1901.
Écluse du Port-à-l'Anglais : longueur : 180m, largeur : 16 m, niveau du radier : 23, 84m, tirant d'eau : 2, 50m.En 1903, le trafic pour cette dernière écluse s'est élevé à 3 171 667 tonnes qui ont été transportées par 26 745 bateaux. Les deux écluses ensemble ont livré passage à 51 687 bateaux transportant 6 079 174 tonnes de marchandises.Depuis le XVIe siècle, un coche d'eau, sorte de péniche tirée par des chevaux, assure le transport des voyageurs entre Paris et Corbeil en passant par Vitry. Il y a très peu de ponts et le passeur du Port à l'Anglais vend les services de son bac aux personnes et aux chariots. Vers 1830, les coches d'eau sont remplacées par les bateaux à vapeur. Mise en service en 1865, l'écluse du Port à l'Anglais fait partie d'une série d'ouvrages destinés à rendre la Seine navigable toute l'année. Les transports des marchandises par péniche se développent et jouera un rôle essentiel dans le développement industriel de Vitry.
Pont suspendu dit « Pont du Port à l'Anglais »
Avenue du Président Salvador Allende ; rue Jules Guesde
1ère moitié 20e siècle
La construction de ce pont suspendu d'une longueur de 240 mètres commença en 1912 ; ce n'est qu'en 1928 qu'il fut ouvert à la circulation ; la construction fut successivement dirigée par M. Mayer, inspecteur des ponts et chaussées, puis par MM. Levaillant et Chalon, ingénieurs en chef, sur le principe des ponts suspendus de type rigide, système Giselard ; puis modifié en 1946. Longueur : 240 mètres. Gros œuvre calcaire ; pierre de taille ; bossageExtrait de Vitry « Hier, Aujourd'hui, Demain » n°263 – Octobre 1999 : « Avant que l'homme ne l'aménage, la Seine avait une profondeur inférieur à un mètre pendant plus de six mois par an. Sur le fleuve et ses affluents, la navigation qui a été très longtemps le seul mode de transport lourd restait alors précaire et aléatoire… quand elle était possible. La majorité de la flotte était constituée de bateaux à fond plat de tonnage limité, tirés à la remonte par des chevaux ou à col d'homme. Surtout utilisés à la descente, les bateaux étaient souvent revendus à l'arrivée en bois de chauffe. »De la fin du XIXe siècle, jusqu'à l'entre-deux-guerres, les berges de la Seine étaient très prisées, à la limite d'Ivry et de Vitry. Comme son nom l'indique le nom, la rue de la Baignade était un lieu où l'on venait pique-niquer et piquer une tête. Une piscine avec cabines accueillait même les baigneurs au Bassin de Neptune.
HISTORIQUE DES CRUESLa crue de 1910La crue de 1910 a marqué la ville de Vitry, dévastant 1500 logements et laissant 8000 habitants sans abri. La solidarité des vitriots a alors permis de minimiser les conséquences de la crue. Due à des circonstances météorologiques rarissimes (automne très pluvieux, sols gorgés d'eau et précipitations exceptionnelles en janvier sur tout le bassin de la Seine), la crue de 1910, dite centennale, est aujourd'hui à la base du scénario majorant en termes de risque naturel en Ile-de-France, avec près de 20% du Val-de-Marne submergé. L'eau est montée jusqu'à l'église. Environ un millier de maisons ont été touchées. 19 juillet 1955 (78 sinistrés) un orage a provoqué - des effondrements dans les zones de carrières, - des effondrements de murs sous la pression de l'eau et de la boue dans les zones à forte pente, - un affouillement de terrain sous une maison avenue Y. Gagarine, - des inondations en divers points de la commune
 
D'autres inondations essentiellement dues à la saturation des égouts lors d'orages, ont été recensées : Les orages de 1982 et 1983 ont été d'une grande violence, ceux de 1987, 1988, 1992, 1995, juillet 2001 et les tempêtes de l'hiver 1999 ont même donné lieu à des arrêtés de catastrophe naturelle.

Page publiée le 15 mars 2010 - Mise à jour le 23 février 2017

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