Les cinémas

Dans les années 30, notre ville comptait quatre grandes salles de cinémas en gestion privée.
- Le Casino ouvre ses portes en 1913. Il était situé 2 rue d’Ivry. Construit par l’architecte Memery, il offrait 432 places. En 1973 la société propriétaire met fin à son exploitation. Il a été démoli.- Le Palace construit en 1922 par l’architecte Albert Thibaud, comptait 1250 places. Il était situé 58 avenue du Chemin de Fer (avenue P V Couturier), il a fermé ses portes en 1973. - Le Central, construit en 1931 par l’architecte Vallerand sur le terrain d’une pépinière expropriée par un premier élargissement de la nationale 305, sera détruit pour un deuxième élargissement dans le cadre de la rénovation de centre ville. Avec ses 1864 places, c’était le plus grand cinéma de Vitry. Pendant quelques années, après l’arrêt de l’exploitation commerciale vers 1972, il est devenu salle de spectacles municipale.Ces trois salles accueillaient des spectacles de variétés, des pièces de théâtre, des concerts, elles seront aussi le lieu de fêtes diverses : fêtes de Noël pour les scolaires ou les retraités, de distributions de prix en fin d’années scolaires, de réunions politiques.- Le Rex, situé 13 rue Camille Groult, construit en 1934, sera réquisitionné par la Kommandatur de septembre 1940 à juillet 1941. Après l’arrêt de l’exploitation en 1963, le bâtiment abritera un studio d’enregistrement phonographique.La naissance du théâtre Jean Vilar en 1972, à la place du « Central » va relancer l’aventure cinématographique de Vitry en proposant des réalisations classés « Art et essai ».
L’ouverture des salles baptisées « 3 cinés Robespierre », en 1982 vient confirmer le souci des élus locaux de permettre aux Vitriots de profiter, dans leur ville, des plaisirs que procure le 7e art.L’histoire des « 3 cinés Robespierre »
Le 24 février 1982, Paul Mercieca, maire de Vitry, annonce l’ouverture au Conseil Municipal, l’ouverture du chantier des cinémas. Le 17 septembre de la même année, les « 3 cinés Robespierre » sont inaugurés et la première séance a lieu le lendemain.
En un peu plus d’un an, les trois salles, dont une classée « Art et essai » vont enregistrer 150 246 entrées. Les deux années suivantes confirmeront un regain d’intérêt des spectateurs sur le plan national et les salles vitriotes bénéficieront de cette dynamique.La concurrence
Mais, face à la montée des grands complexes cinématographiques - Pathé Belle-épine, Ugc Créteil, Ugc Bercy et Pathé Ivry – la concurrence devient rude. Pour repousser l’ennemi, les « 3 cinés Robespierre » proposent des films en première exclusivité, des films d’ Art et d‘essai et quelques avant premières en présence des réalisateurs. Le confort des spectateurs a été également amélioré de façon sensible.
L’appartenance des « 3 cinés » au Groupement de programmation du cinéma indépendant permet des négociations sereines avec les « géants » du cinéma.Monsieur cinéma.
André Fournier, parti en retraite en 1988, personnifie un peu l’histoire du cinéma à Vitry. Arrivé à Vitry au début des années 50, il découvre ébahi, que la ville compte 4 cinémas. Après des extras au Central, André fournier est engagé officiellement. Son transfert à Jean Vilar (l’ex Central) se fait naturellement. Il y sera projectionniste et ingénieur du son jusqu’en 1982, date à laquelle il passe aux commandes de la cabine des « 3 cinés Robespierre » où il terminera sa carrière. Autres salles de projections :
Bibliothèque Nelson Mendela :
· Le « ciné-club », chaque premier vendredi du mois à 19 h, projection dans l’auditorium de « classiques » du cinéma. Entrée libre et gratuite.

Page publiée le 12 avril 2019 - Mise à jour le 12 avril 2019

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