L'Atlas terrier de Vitry à la fin du XVIIIe siècle (décembre 2018)

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Le service vous propose de découvrir le document cartographique le plus ancien qu'il conserve : l'Atlas de la Terre et Seigneurie de Vitry-sur-Seine.

Datant de 1787-1788, l'Atlas terrier est constitué d'un plan général de la ville qui se décline en 46 cartes par secteur, associées à des listes explicatives indiquant le numéro pour chaque parcelle, le propriétaire, la composition et la taille du terrain. Les planches ont été dessinées à la plume et à l'encre de chine par un géomètre puis coloriées à l'aquarelle.

Ancêtre du cadastre actuel, cet ensemble de cartes est dressé sur demande du seigneur, après autorisation par une cour royale de justice, afin d'affirmer ses droits et percevoir les impôts. La population est informée de la démarche par des lettres à terrier, qui indiquent les droits de chaque propriétaire. Après reconnaissance des terres par le seigneur et les habitants, le terrier est établi devant un notaire pour garantir son authenticité.

Cible des révolutionnaires, beaucoup d'Atlas terriers sont détruits ou détériorés dans la plupart des villes. A Vitry-sur-Seine, ce sont les symboles du pouvoir royal qui sont visés comme la fleur de lys qui a été effacée sur l'ensemble des cartes. L'absence de la première carte sur laquelle figurait le château s'inscrirait dans la même logique.

Outre son utilité première, ce document est une source d'information sur le bourg de Vitry à la veille de la Révolution. D'une superficie égale à celle d'aujourd'hui (environ 12 km²) la ville comptait autour de 2000 habitants. La moitié des terres appartenait aux nobles et bourgeois, un quart à l'Eglise et le reste à la population locale composée essentiellement d'agriculteurs, d'horticulteurs, d'artisans et de marchands.

  • 1 1G1-1
    Première page de l’Atlas terrier. Source importante pour l’histoire locale, l'ensemble des cartes a été restauré, reconditionné et numérisé afin de garantir sa conservation et sa diffusion au public.
    © Service archives-documentation, 1G1/1
  • 2 1G1-2
    Carte générale. Quelques points de repères : la Seine à l’Est, la voie de communication allant de Paris à Choisy-le-Roi (actuelle Route départementale 5) et les terres du seigneur indiquées par une couleur plus foncée avec la précision de leur superficie.
    © Service archives-documentation, 1G1/2
  • 3 1G1-16
    Pour s’orienter, une rose des vents est dessinée sur chaque carte de l’atlas. L’échelle utilisée pour la mesure des terres est la perche (5,832m) subdivisée en 18 pieds (0,324m).
    © Service archives-documentation, 1G1/16
  • 4 1G1-4
    La carte II est délimitée par les rues de la Barre (RD5), d’Oncy (rue Camille Groult), du chemin de Chevaleret (rue Gabriel Péri) et de la petite Ruelle (rue Grétillat). La première parcelle correspond au domaine de la seigneurie…
    © Service archives-documentation, 1G1/4
  • 5 1G1-3
    … et mesure 8 000 perches (48 000 m²). Il s’agit de la propriété du seigneur de Vitry, Jacques Marie de Vougny. La comtesse de Soucy, gouvernante des enfants royaux, était celle qui possédait le plus de terres parmi les nobles (parcelles numéros 2, 5, 8, 9 et 10).
    © Service archives-documentation, 1G1/3
  • 6 1G1-10 extrait
    Les parcelles 6 à 8 correspondent à l’actuelle bibliothèque Nelson Mandela…
    © Service archives-documentation, extrait de la carte V, 1G1/10
  • 7 1G1-9
    … et se composent de quatre maisons, trois cours, deux granges, d'écuries, d'étables et de bâtiments. En 1787, cet ensemble appartenait à la veuve de l’avocat Jean Clément.
    © Service archives-documentation, 1G1/9
  • 1G1-18 extrait
    Le «carrefour entre les deux églises» séparait l’église Saint Germain et l’église Saint Gervais - Saint Protais détruite à la fin du XVIIIe siècle. Les rues Audigeois et Montebello ont conservé leur dénomination.
    © Service archives-documentation, extrait de la carte IX, 1G1/18
  • 9 1G1-17
    Parmi les propriétaires à Vitry : deux grandes familles de pépiniéristes, les Cretté et les Defresne, ainsi que les ordres religieux comme le Chapitre de Notre Dame (terres dites en « mainmorte »).
    © Service archives-documentation, 1G1/17

Page publiée le 29 novembre 2018 - Mise à jour le 10 décembre 2018

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