Un soldat vitriot dans la Grande Guerre (novembre 2018)

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En lien avec la commémoration de l’armistice du 11 novembre 1918, nous vous proposons de suivre le parcours d’un poilu vitriot : Léon-François Régnier.

La Première Guerre Mondiale, déclenchée par le jeu mécanique des alliances, implique la France dès août 1914. Même si les affrontements se jouent à l’Est du pays, la guerre a des répercussions à Vitry-sur-Seine. Un hôpital militaire est installé dans la ville dès 1914 dans l’actuelle école Diderot, la municipalité vient en aide aux familles privées de revenu, en créant en avril 1915, un atelier de couture pour la confection de vêtements militaires, affecté aux femmes sans emploi. Vitry applique le rationnement pour économiser la nourriture à partir de janvier 1918, etc. L’après-guerre mobilise également la commune qui organise le rapatriement des corps, sur demande des familles, et accompagne les soldats convalescents.

A l’issue de la guerre, environ 800 d’entre eux, soit 5 % de la population communale, ont reçu la mention "mort pour la France".

L’un de ces hommes est Léon-François Régnier. Né à Ivry-sur-Seine en 1893, il grandit à Vitry-sur-Seine au 18 rue Sainte-Geneviève. Il devient employé auxiliaire à la Mairie, à l’âge de 13 ans. Mobilisé à la suite de son service militaire, il est sous-lieutenant au deuxième régiment de tirailleurs algériens lorsqu’il succombe à ses blessures le 27 décembre 1916 à Fontaine-Routon, commune de Souhesmes dans la Meuse. Décoré de la  Légion d’Honneur et de la Croix de Guerre, son nom est inscrit sur les monuments aux morts de la ville.

Plusieurs documents conservés au service archives-documentation permettent de retracer sa vie : actes d’état civil, registre de recensement militaire, registre des transports de corps, dossier d’employé de la mairie, etc. :

  • 01 1F3
    Extrait du recensement de population de 1911 dans lequel on apprend que Léon-François Régnier vit au 18 rue Sainte-Geneviève en compagnie de son frère Marcel, de son père François et de sa belle-mère Augustine.
    © Service archives-documentation, 1F3
  • 02 47Fi4
    Vue sur la rue Sainte-Geneviève durant la première moitié du XXe siècle.
    © Service archives-documentation, 47Fi4
  • 03 3W4773
    Agé de 13 ans, Léon-François Régnier est engagé par la Mairie de Vitry-sur-Seine pour remplir la fonction d’employé auxiliaire pour la somme de 600 francs par an.
    © Service archives-documentation, 3W4773
  • 04 1H14
    En 1913, alors employé au bureau militaire, Léon-François s’enregistre au 3e bureau de la Seine. Cet extrait du registre de recensement nous permet d’en apprendre davantage sur lui: il savait jouer du violoncelle, faire du vélo et était colombophile.
    © Service archives-documentation, 1H14
  • 05 3W4773
    Appelé pour son service militaire en 1913, la commune fait une donation de 100 francs à Léon-François Régnier. Ce dernier transmet une lettre au maire pour le remercier de son geste.
    © Service archives-documentation, 3W4773
  • 06 1E148
    Sous-lieutenant au 2e régiment de tirailleurs algériens, il a participé à la bataille de la Marne (1914) et à la bataille de Verdun (1916). Mort pour la France le 27 décembre 1916 à Fontaine-Routon, son acte de décès est transcrit le 27 février 1918 (extrait).
    © Service archives-documentation, 1E148
  • 07 4H29
    Extrait du registre des transports de corps: le père de Léon-François Régnier demande le rapatriement du corps à Vitry-sur-Seine pour qu’il puisse être enterré dans le caveau familial. Enterré à Fontaine-Routon, son corps n’a pas été restitué.
    © Service archives-documentation, 4H29
  • 08 3W4773
    Des obsèques sont organisées en l’honneur de Léon-François Régnier le 25 mai 1921 au cimetière ancien de Vitry-sur-Seine, où son nom est inscrit sur le monument aux morts.
    © Service archives-documentation, 3W4773
  • 09 82Fi
    La municipalité informe la population d’une aide apportée par l’Etat aux familles des soldats disparus.
    © Service archives-documentation, 82Fi
  • 10 51Fi2
    Inauguré en 1922 en face de l’église Saint-Germain, le monument aux morts aujourd’hui situé Place du 19 Mars 1962, mentionne les noms des Vitriots morts pour la France.
    © Service archives-documentation, 51Fi2

Page publiée le 9 novembre 2018 - Mise à jour le 7 octobre 2019

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