Déclassement en zone moins dense

L'Internet très haut débit (THD) a le vent en poupe. Il a fait l'objet, en 2010, d'un programme national très haut débit (PNTHD) redéfini, en 2013, en Plan France très haut débit.

Objectif : couvrir l'ensemble de la population française en très haut débit à l'horizon 2022.  Dans les faits, la mise en œuvre du THD reste chose complexe, tributaire, notamment, de la stratégie de déploiement des opérateurs.

Avec le Plan France très haut débit, qui prend la suite du programme national très haut débit (PNTHD) défini en 2010, l'Etat entend substituer graduellement de nouveaux réseaux optiques aux actuels réseaux téléphonique en cuivre qui ne permettent guère de dépasser les 20 Mb/s de l'ADSL 2+. L'instrument de cette mutation, est le FTTH (fiber to the home), qui prévoit le déploiement de la fibre, et, donc, du très haut débit jusqu'à l'abonné.

La stratégie de mise en œuvre est régie par un principe simple : la définition de territoires considérés comme attractifs économiquement

  • les « zones très denses », dans lesquelles le nombre d'usagers potentiel garantit aux opérateurs un retour rapide d'investissement
  • les « zones moins denses », dans lesquelles les règles du jeu diffèrent : plus grande mutualisation des infrastructures entre opérateurs, soutien des collectivités territoriales...

La répartition a été réalisée par l'Arcep, l'autorité de régulation des communications électroniques et des postes qui a classé Vitry-sur-Seine, dans un premier temps, parmi les 148 villes des zones très denses que les opérateurs fibrent sur leurs fonds propres. Dans ce contexte de libre concurrence, le déploiement de la fibre optique dans la ville est profondément tributaire des stratégies d'investissement des différents opérateurs.

Difficulté supplémentaire pour la ville, l'outil de mesure utilisé pour réaliser le découpage territorial (Iris, qui utilise une base de recensement Insee), a mis en évidence une représentation importante des immeubles de moins de 12 logements sur le territoire, entraînant le classement de l'ensemble des quartiers vitriots en « quartiers de basse densité ». Des quartiers dans lesquels, notait l'Arcep en septembre dernier « les déploiements sont nettement moins avancés que dans l'ensemble des zones très denses... et dans certaines communes de zones moins denses ».

En janvier 2014, la ville a été, reclassée, avec 42 autres communes, en zone moins dense. Avantage de cette mesure souligné par l'Arcep : la mutualisation plus importante des moyens qui doit permettre de faciliter le déploiement.

Page publiée le 2 juillet 2013 - Mise à jour le 23 février 2017

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