20 ans des EMA : des arts en partage
Publié le 11 décembre 2025 Modifié le 17 décembre 2025
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La foule est à la hauteur de l’événement. Ils sont des dizaines, dès la levée de rideau, à écouter l’opérette inaugurale. Voici vingt ans que les trois écoles artistiques ont été réunies pour pratiquer l’art en transversalité et « créer un horizon ou les imaginaires créatifs seraient en partage », insistent les directions.
Une ouverture sur laquelle Pierre Bell-Lloch, le maire, est revenu lors de son discours :
« À Vitry, on aime l’art, la culture et le beau. La culture est un moyen pour faire des citoyens émancipés. Les EMA ne sont pas qu’un service à la population, c’est un projet de ville et de société. »
La fête est bien à l’image de l’idée, du hall à la mezzanine, de la salle de spectacle aux salles de cours, ça joue, ça danse, ça crée. « Je n’ai jamais vu les EMA dans cet état ! » s’enthousiasme une visiteuse.
Une fête qui accorde les énergies
L’intérieur du bâtiment a été richement décoré par les ateliers d’arts plastiques, qui défilent en parades costumées pour mener les spectateurs aux différents temps forts.
« Nous avons beaucoup travaillé en amont pour que les enfants des ateliers échangent avec les autres écoles à partir de leur travail plastique », présente Élisabeth Milon, directrice de l’école d’arts plastiques.
Les EMA sont en effet ce lieu où se mélangent mieux qu’ailleurs les arts, mais aussi les cultures, comme le démontrent les envolées des guitaristes classiques qui précèdent les djembés et la danse africaine. « Le rassemblement des trois écoles donne une force et ouvre sur tous les plans. Pour danser, il faut de la musique, et les arts plastiques nécessitent du mouvement pour s’exprimer, donc de la danse. C’est un ensemble », clame Dié Loussakoumounou, professeur de danse africaine.
« La transdisciplinarité nous permet de réfléchir au croisement entre les disciplines, abonde Éric Schultz, professeur de jazz. Lors de chacun des spectacles, les sourires se dessinent sur les visages des élèves, la fierté danse dans les yeux des parents et la gaîté résonne dans les cœurs vitriots.
Essoufflée par sa représentation de hip-hop, Christina, 20 ans elle aussi, confie : « Cette école est ma deuxième maison. J’ai commencé en pépinière toute petite, j’y ai rencontré mes meilleures amies, c’est un lieu qui me permet de m’exprimer et de me défouler ! »
Kevin Gouttegata