Projet solidaire du SMJ en Thaïlande

Publiée le 21 novembre 2014 - Mise à jour le 20 octobre 2015

Projet jeunes majeurs à caractère solidaire porté par le SMJ-PIJ : 12 jeunes vitriots(e)s se mobilisent pour la rénovation d'un orphelinat qui accueille de jeunes handicapés en Thaïlande – octobre 2014Projet jeunes majeurs à caractère solidaire porté par le SMJ-PIJ : 12 jeunes vitriots(e)s se mobilisent pour la rénovation d'un orphelinat qui accueille de jeunes handicapés en Thaïlande – octobre 2014© D. R.

Solidarité

Pendant la Semaine de la solidarité internationale et la campagne “Un notre monde” du Conseil général, plusieurs jeunes ont présenté leur projet culturel et solidaire réalisé dans l’année avec le Service municipal de la jeunesse.

L'un des projets solidaires présentés en photos et vidéos, pendant une semaine au Service municipal de la jeunesse, a concerné la Thaïlande. Douze jeunes y sont partis fin octobre 2014 pour donner un coup de propre à l'orphelinat auquel se consacre un Vitriot installé sur place. C'est avec lui que le Service municipal de la jeunesse a commencé un partenariat d'action de solidarité internationale depuis deux ans. Fraîchement revenus de leur voyage solidaire, deux des jeunes participants vitriots, Nassim Ayad, 19 ans, animateur, et Anne-Gaelle, 24 ans, qui travaille dans le marketing, donnent leurs impressions.

Nassim a été très impressionné.“Là-bas c'est la misère. Je ne m'attendais pas à voir l'orphelinat comme ça : en matière de propreté, ce n'est pas vraiment top. J'étais content de faire une action pour que les enfants soient bien dans leurs locaux. Mais ça m'a fait un coup de voir des orphelins.

Si je devais donner un conseil aux jeunes d'ici : c'est une expérience unique d'aider les personnes dans un pays à l'opposé de chez nous ; ça ne se fait qu'une fois dans la vie. Ça m'a apporté beaucoup. Au quotidien, je vois désormais les gens dans le besoin autrement et je me dis que je suis très heureux d'avoir encore mes parents.”

De son côté, Anne-Gaelle est enthousiaste.“On s'est tous donnés à fond. On a bossé comme on n'a jamais bossé, motivés par la cause. Le dévouement des Thaïlandais nous a aussi beaucoup touchés. Pour moi, il est important d'agir pour les autres. C'est la contrepartie de ma chance, moi qui viens d'un milieu modeste, de vivre dans un pays qui donne accès à l'éducation avec des aides. Avec des amies, je fais des maraudes par grand froid à Vitry et dans d'autres villes pour donner à manger aux personnes dans la précarité. J'ai toujours voulu faire un voyage humanitaire et réaliser cette expérience avant de commencer ma vie professionnelle. Je me suis lancée dans cette aventure parce qu'elle pouvait se réaliser en deux semaines. Souvent, les voyages humanitaires durent plus longtemps et sont impossibles à mener avec les études ou le travail.

Sur place à notre arrivée, on a visité à Bangkok et, dès le lendemain, on a rejoint Chang Mai, dans la montagne, pour aller à l'orphelinat. Il reçoit dix enfants handicapés, parfois mentaux. Certaines de leurs familles, modestes, les abandonnent. Les responsables nous ont présenté la structure en parlant de leurs difficultés. Notre groupe de douze jeunes Vitriots a acheté ce qu'il fallait puis a nettoyé, réparé les trous dans les murs et repeint pour redonner un coup de neuf aux principaux endroits de l'orphelinat pendant quatre jours. On s'est sentis très utiles.

Les moments les plus forts en émotion et en satisfaction ont été lorsqu'on a vu le résultat de notre travail et les rencontres avec les enfants. On jouait avec eux, avec de la musique. Ils étaient contents de voir des gens nouveaux venir vers eux. C'était trop court. On aurait aimé faire plus, partager plus de moments avec les enfants.”

Propos recueillis par Gwénaël le Morzellec

 

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