EMA un anniversaire sous le signe du burlesque

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Publiée le 29 novembre 2015 - Mise à jour le 29 novembre 2015

Le 5 décembre, les Écoles municipales artistiques organisent une journée de réjouissance pour souffler leurs dix bougies. Pour l’occasion, l’équipe pédagogique et administrative de l’équipement a concocté une programmation sur un thème qui promet joie et bonne humeur : le burlesque !

Au fil des années 60, une académie de danse, un conservatoire de musique, puis une école d'arts plastiques se construisent indépendamment les unes des autres à Vitry.

“À cette époque la ville n'a pas d'équipement culturel, précise Bruno David, directeur général adjoint des services municipaux. Beaucoup des spectacles vivants étaient présentés dans les préaux des écoles, les gymnases. Ces 3 écoles avaient trouvé des points de chute dans différents lieux de la ville.”

Entre les années 70 et 90, la ville se dote d'équipements : bibliothèque Nelson-Mandela, galerie Jean-Collet, 3 Cinés Robespierre… un cycle qui s'achève avec l'ouverture des Écoles municipales artistiques (EMA) en octobre 2005 : l'académie de danse, le conservatoire de musique et l'école d'arts plastiques intègrent, ensemble, l'ancien orphelinat revisité par l'architecte Louis-Soria et l'artiste Yan Kersalé au 71, rue Camille-Groult.

Les EMA offrent enfin un lieu adapté à l'exercice de chaque discipline : 4 870 mètres carrés de plancher, un auditorium de cent soixante places, deux grands studios de danse, des salles de musique, d'arts plastiques, etc.

“L'ouverture des EMA était portée par la volonté de regrouper les trois écoles, non pour en faire une seule, mais pour développer les transversalités entre elles, tout en préservant le fait qu'il y ait trois écoles, donc trois directions pédagogiques. C'est une spécificité très forte de la ville”, explique Bruno David.

10 ans plus tard, le pari est gagné. Chaque école déploie son cursus, tisse des partenariats extérieurs, invite des artistes en résidence et met en place ses propres projets, tout en bénéficiant d'une administration commune, pierre angulaire de la structure, qui facilite les synergies.

  • Un auditorium à disposition du conservatoire

“On s'est retrouvé ici avec un auditorium qui permettait de faire des propositions construites. Nous présentons entre 60 et 70 concerts par an ! Ce ne sont pas des auditions, mais bien des concerts soutenus par un projet élaboré”, poursuit Javier González Novales, directeur du conservatoire.

  • 8 disciplines à l'Académie de danse

De son côté, l'académie de danse propose 8 disciplines : “Les élèves ont un cursus à suivre ; le seul reconnu par le ministère de la Culture est classique, contemporaine, jazz. Mais nous maintenons à côté, et au même niveau d'exigence, la danse traditionnelle, orientale, africaine, le street jazz et le hiphop”, explique Chrystine Van Maerrem, directrice de l'académie de danse.

  • Des cycles de 2 ans à l'Ecole d'art plastique

Quant à l'école d'arts plastiques, elle a imaginé un parcours sur des cycles de 2 ans. “L'enfant reçoit une formation, un vrai enseignement de la pratique plastique telle qu'elle est aujourd'hui menée par des artistes contemporains”, insiste Élisabeth Milon, directrice de l'école d'arts plastiques. Mais les Écoles travaillent également de concert.

  • Des pépinières dédiées au 4/6 ans

Les pépinières, pour les enfants de 4 à 6 ans, en sont la première expression. “Il ne s'agit pas de faire une initiation, mais plutôt de proposer un objet commun d'exploration et un lieu où les enfants s'épanouissent. C'est un partage et un croisement qui créent une expérience artistique à part entière”, explique Javier González Novales.

La mutualisation s'effectue également par des projets volontaires, facilités par le bâtiment où les enseignants se croisent, échangent et élaborent leurs propres propositions. Inès Dill Camara, aujourd'hui lycéenne, a débuté la danse à l'ouverture des EMA puis découvert l'école d'arts plastiques et poursuivi un double cursus. “Je me souviens d'un projet, Onde, dans lequel j'ai fait une performance en arts plastiques, mais aussi un travail en danse. C'était intéressant de voir sur le même thème deux travaux différents”, explique-t-elle.

“Nous avons vu des familles entières et plusieurs générations venir prendre des cours aux EMA. Le lieu a créé un mode de vie”, souligne Javier González Novales.

Le 5 décembre, les EMA invitent donc le public à venir fêter leurs dix ans sur le thème du burlesque. “Ce qui crée le burlesque dans le cinéma, ce sont de petits événements, de petits désordres en chaîne. Et c'est ce désordre qui ouvre une brèche à l'imaginaire et la créativité.

Le 5 décembre, des spectacles et des impromptus vont se succéder toute la journée, faisant se rencontrer élèves, enseignants et artistes invités. Et tout cela, sur le principe de la surprise, de l'inattendu et du rire”, conclut Élisabeth Milon ¦

Sylvaine Jéminet

 

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