"O-Dieu", hors les murs, au Centre social Balzac

01-csb theatre o-dieu-NWI-014© Nicolas Wietrich

Publiée le 07 mars 2016 - Mise à jour le 08 mars 2016

1er mars, O-Dieu, la pièce de Stefano Massini, mise en scène par Kheireddine Lardjam jouée début mars au théâtre municipal Jean-Vilar, est présentée au centre social Balzac.

Des membres de l'association Ensemble pour l'avenir et des adhérentes du centre social Balzac sont arrivés en avance ce samedi 5 mars au centre social, histoire de discuter un peu, de saluer les copains, les copines, l'équipe du lieu et du théâtre municipal Jean Vilar.

Ils sont venus en nombre découvrir O-Dieu mis en scène par Kheireddine Lardjam.

Justement, il vient les accueillir et les conduire jusqu'à la salle polyvalente.

Là, il y a Eden Golan, Israélienne, professeure en Histoire juive, Shirin Akhras, Palestinienne décidée à se faire exploser au nom d'Allah, et Mina Wilkinson, militaire américaine en mission. 3 femmes au cœur de la tourmente du conflit israélo-palestinien, 3 destins, 3 points de vue, interprétés par une seule comédienne.

Pas un bruit ne filtre jusqu'au bravo final d'une salle debout.

J'ai eu les larmes aux yeux, affirme une spectatrice pendant l'échange qui suit la représentation.

C'est une pièce très forte dont on ne sort pas indemne, témoigne une autre.

On est pris dans cette guerre, transporté dans cette haine. J'avais l'impression d'être à Tel Aviv .

Pari réussi pour le metteur en scène algérien, qui souhaite que chacun puisse se mettre dans la peau de chaque personnage.

Je veux montrer la complexité du conflit israélo-palestien. J'ai eu l'idée de monter cette pièce à force de discuter avec des jeunes et de constater à quel point ils ne comprennent rien à ce conflit mais le mettent à toutes les sauces. Des enfants ici naissent avec l'intifada dans le sang.

O-Dieu a été créé pour se jouer "chez les gens". La pièce va à la rencontre du public, dans une maison de quartier, un foyer de jeunes travailleurs, un lycée…

Ce désir rencontre tout à fait la philosophie du centre social Balzac. Et Mohammed Benali, le directeur, d'expliquer On n'est pas une billetterie, un intermédiaire qui envoie des gens au théâtre mais bien un lieu de vie où l'on crée des rencontres avec des acteurs, des metteurs en scène, des spectacles.

La directrice du théâtre Jean Vilar Nathalie Huerta acquiesce : Il est important que les gens puissent vivre le théâtre dans un endroit qui leur soit familier. Et après, peut être pousseront ils la porte d'une salle…

Maricygne Di Matteo

 

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