AESH, non à la précarité

Publiée le 25 novembre 2019 - Mise à jour le 26 novembre 2019

Jeudi 21 novembre, une trentaine d’AESH se préparaient à monter le ton d’un cran lors d’une réunion intersyndicale départementale salle Robespierre. © Sylvain Lefeuvre

Education, Solidarité

Jeudi 21 novembre, une trentaine d’accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH), anciennement appelées AVS, se préparaient à monter le ton d’un cran lors d’une réunion intersyndicale départementale salle Robespierre.

L’accompagnant des élèves en situation de handicap (troubles cognitifs, moteurs, visuels, auditifs ou autistiques) doit permettre à l’élève de renforcer (ou d’acquérir) son autonomie dans les apprentissages sur le temps scolaire, d’accéder à l’école et aux savoirs, de participer aux activités de la classe et de l’école (maternelle/élémentaire) ou de l’établissement (collège/lycée).

Le gouvernement avait pourtant promis une rentrée 2019 "placée sous le signe de la maturité et de la réussite". Mais ce constat n'est pas partagé par les AESH. Dans le département, 1 580 sont sous contrat CDD ou CDI à temps partiel rémunéré environ 700 euros par mois.

Le plus dur : le salaire faible, la précarité, et de plus en plus d’enfants avec un handicap lourd. À la veille de la signature d’un nouveau type de contrat, encore plus précaire, proposé par la Direction académique des services de l'Éducation nationale à 200 d’entre eux, ces AESH en réclament l’annulation.

“On y perdrait l’ancienneté, le droits à des aides ministérielles pour le logement et les crédits bancaires entre autres”, dénoncent-elles. Ils demandent aussi l’abandon de la mutualisation “qui nous fait basculer de la maternelle en élémentaire, ou de collège en lycée”.  

Gwénaël le Morzellec

 

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