Fresque street art à Jean-Jaurès

Publiée le 09 décembre 2019 - Mise à jour le 09 décembre 2019

Inauguration de la fresque du préau de l'école Jean-Jaurès.© Sylvain Lefeuvre

Culture, Education

Plus de 400 enfants ont mis la main à la pâte pour doter le préau de leur école élémentaire Jean-Jaurès d’une véritable œuvre d’art. L’œuvre est signée BSTD Corp, un collectif de street-artistes vitriots.

"Tout le monde a participé, les professeurs, mais aussi la ville (pour préparer les murs entre autres soutiens financiers et humains) et les parents d’élèves pour organiser la fête de l’inauguration", a souligné Virginie Soares, la directrice de l’école.

"La réalisation de la fresque en elle-même a pris une semaine, mais le projet beaucoup plus !" explique Loup, street-artiste et membre du collectif BSTD Corp qui a déjà travaillé dans deux autres structures de la ville (le centre de loisirs Marcel-Cachin et l’extérieur de l’école Joliot-Curie).

Le collectif et l’école ont souhaité que l’œuvre reflète la solidarité, le partage, mais aussi l’importance de la communication, de l’échange. Le dessin représente donc un tour du monde, du mont Fuji à l’Amérique du Sud en passant par l’Europe (symbolisée par un Vitry-sur-Seine éclectique) et l’Afrique. L’histoire est portée par deux personnages chacun à un bout de la fresque qui se parlent à travers un "yaourtophone".

Les détails ont été imaginés par les élèves qui ont dessiné à la bombe, au pinceau, au rouleau (même avec des perches !) avec les artistes qui avaient préalablement imaginé un croquis modulable. "Nous avons souhaité que la fresque respecte le sens du lieu, un espace de jeu et en particulier un terrain de foot ! C’est pourquoi deux dessins  (une échoppe et un fil à linge) servent de "cages imaginaires", précise Téo, du collectif, qui rappelle que l’œuvre est aussi faite pour "vivre" avec les enfants.
Lors de l’inauguration, un samedi matin, les familles ont pu admirer le résultat, mais aussi profiter d’un petit déjeuner festif et d’une expo de dessins dans la cantine.
"L’idée était de permettre à tous de s’exprimer largement, on a donc aussi fait des ateliers de dessins avec des petits groupes d’enfants", poursuit Loup.  

Jean-Claude Kennedy, lors de l'inauguration, ému, a rappelé son attachement à l’école Jean-Jaurès dont il était élève et l’importance de savoir "sortir des programmes" pour apporter aux enfants des moments d’expression, de joie et d’apprentissage du vivre ensemble. Il a aussi réaffirmé la volonté municipale de mettre l’art à portée de tous citant Dubuffet : "L’art surgit là où on ne l’attend pas". Même en se faisant un "petit foot" à la récré…

Katrin Acou-Bouaziz

 

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