Tribunes des groupes - Décembre 2022

Pouvoir d’achat, pouvoir de vivre

Groupe Vitry rassemblé, la gauche communiste, écologiste et citoyenne

Les prix s’envolent. Électricité, gaz, alimentation… certains annonce une inflation à deux chiffres. Dans beaucoup de familles, le budget est déjà à l’os.
La flambée des prix pèsera aussi sur les services publics et donc sur le quotidien de tout un chacun. Que faudra-t-il sacrifier ? Le chauffage des écoles ? Le centre de santé ? Les piscines et les cinémas ? Le ramassage des déchets ?

Cynique et inhumaine, la droite supprime les chèques solidarités remis par le département. Ils permettaient d’adoucir les fins de mois et d’offrir aux gamins les cadeaux de fin d’année. Détricoter les droits que la gauche et les communistes ont patiemment construits dans le Val-de-Marne est la doctrine injuste de la droite au pouvoir.
M. Macron, quant à lui, se targue de limiter à 15 % la hausse de l’énergie pour les familles. Mais se rend-il compte qu’à l’augmentation des 25 € de gaz ou des 20 € d’électricité s’ajoutent celle des produits de première nécessité, celle des loyers et des impôts, celle de l’essence et que sais-je encore… Résultat, 11 % des gens sautent des repas,13 % repoussent des soins médicaux tandis que 60 % envisagent de baisser leur chauffage. Désormais, la vie chère empêche tout simplement de vivre.

Désormais, la vie chère empêche tout simplement de vivre.

Plus que jamais, les classes moyennes comme les catégories populaires ont besoin d’une politique déterminée. L’État doit prendre la main pour l’intérêt général.

  • Le prix de l’énergie limité au coût de production doit être fixé par la loi.
  • Les salaires, les pensions de retraite et les indemnités « privés d’emploi » doivent être indexés sur l’inflation.
  • La TVA doit être supprimée sur les produits de première nécessité.
  • Les loyers doivent être encadrés et plafonnés à 20 % du revenu des familles.

Et qu’on ne dise pas que c’est utopique. La taxation des superprofits, mesure de bon sens, relève d’une simple décision gouvernementale. Elle rapporterait au bas mot plus de 10 milliards d’euros. Quand les profits des uns se nourrissent de la pénurie des autres, ce n’est que justice.