Avec Trump le droit recule, la loi du plus fort avance
Publié le 02 février 2026 Modifié le 02 février 2026
Quand Donald Trump décide d’envoyer des troupes au Venezuela, sans mandat international, ce ne sont pas des concepts abstraits qui sont piétinés. Ce sont des vies humaines qui sont mises en danger. Des familles. Des enfants. Des peuples déjà fragilisés.
On peut penser ce que l’on veut de la situation politique vénézuélienne. Mais une chose est sûre : aucune grande puissance n’a le droit de décider seule du sort d’un autre pays. Le droit international existe précisément pour cela : empêcher que les plus forts écrasent les plus faibles.
Quand ce droit est bafoué, le message envoyé au monde est terrible : la force prime sur la règle, la violence sur la discussion, l’arbitraire sur la justice. Et l’histoire nous l’a appris, parfois dans la douleur : quand la loi du plus fort s’installe, ce sont toujours les peuples qui en paient le prix.
QUAND LA LOI DU PLUS FORT S’INSTALLE, CE SONT TOUJOURS LES PEUPLES QUI EN PAIENT LE PRIX
Aujourd’hui, c’est le Venezuela. Hier, c’était l’Irak. Et Demain, le Groenland ou Cuba ? Accepter cela, c’est accepter un monde plus instable, plus dangereux, où chacun se protège comme il peut, sans règles communes.
Dans ce contexte, la France pourrait et devrait jouer un rôle digne de son histoire. Un rôle de médiation, de proposition, de courage politique. Notre pays a une voix singulière. Il se grandirait à porter une relance ambitieuse de l’Organisation des Nations unies, afin qu’elle redevienne un véritable rempart contre la guerre et l’arbitraire.
Nous avons besoin d’un monde qui choisit la coopération plutôt que la domination, le dialogue plutôt que les bombes. Défendre le droit international, ce n’est pas être naïf : c’est être lucide et fort. Car sans droit, il n’y a ni paix durable, ni sécurité, ni avenir partagé.
Et cela nous concerne toutes et tous.
Hocine Tmimi
Groupe Vitry rassemblé,
la gauche communiste, écologiste et citoyenne