Pour une politique internationale cohérente
Publié le 02 février 2026 Modifié le 02 février 2026
On ne peut pas parler de démocratie sans parler de politique internationale. Aujourd’hui, les États-Unis cherchent à redevenir le « gendarme du monde », en intervenant dans les affaires d’autres pays au nom de la liberté et des droits humains. Cette logique pose problème.
Oui, certains régimes sont des dictatures. Le Venezuela de Maduro ou l’Iran en sont des exemples. Mais l’ingérence extérieure ne rend pas les peuples plus libres. Au contraire, elle affaiblit le droit international et nie le droit des peuples à décider eux-mêmes de leur avenir. En Iran, le peuple refuse à la fois le régime actuel et l’idée qu’un dirigeant lui soit imposé de l’extérieur, qu’il s’agisse de l’ancien pouvoir Pahlavi ou d’un soutien américain.
L’INGÉRENCE EXTÉRIEURE NE REND PAS LES PEUPLES PLUS LIBRES
Ce double standard est dangereux. Comment condamner l’invasion de l’Ukraine si l’on accepte ailleurs que la souveraineté soit bafouée ? Comment dénoncer les violences à Gaza si le droit international n’est défendu que lorsqu’il nous arrange ? En agissant ainsi, on ouvre la voie à d’autres conflits, demain peut-être à Taïwan. Même des territoires stratégiques comme le Groenland méritent d’être respectés dans leur autonomie face aux pressions extérieures.
L’Union européenne a aujourd’hui une responsabilité claire : défendre une politique étrangère fondée sur le droit international, pas sur les rapports de force. Elle doit cesser de s’aligner systématiquement sur les États-Unis et affirmer une position autonome.
La France, en particulier, devrait porter une voix plus forte et plus claire sur la scène internationale. Défendre le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes n’est pas une naïveté. C’est la seule base possible pour un ordre mondial plus juste et plus stable.
Les élus socialistes de Vitry-sur-Seine
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