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Promouvoir la pratique du vélo
Publié le 19 février 2026 Modifié le 26 février 2026
Temps de lecture estimé : 3 min
Sur le VTT, Akria slalome péniblement entre les plots, les bras crispés sur le guidon. « Doucement, tu risques de perdre l’équilibre ! », lui lance Yves Pontonnier, animateur de l’Urban Solidarity Bike. La jeune fille termine malgré tout le circuit sous les applaudissements de ses camarades. C’est toute l’idée du projet : promouvoir une pratique sécurisée du vélo notamment auprès des adolescentes, très minoritaires dans son usage en ville.
« L’objectif est de donner aux jeunes les moyens de se déplacer de façon autonome, sûre et écologique dans leur ville tout en renforçant leur expression, leur cohésion et leur confiance, à les sensibiliser à la mobilité douce et au partage de la voirie, explique Yves Pontonnier. Et parce qu’à Vitry comme ailleurs, les filles sont encore largement minoritaires à vélo dans l’espace public, il vise en particulier à les encourager à pratiquer et à travailler leur légitimité à occuper la rue. »
Installé dans une grande salle au premier étage du centre de quartier Rabelais, le circuit est composé de plots, de bâche en plastique, de ligne droite étroite dans lequel les adolescents testent leur maîtrise du vélo. Toutes et tous n’ont pas une perception similaire des difficultés. Pour Medhi, plutôt à l’aise sur le VTT proposé par l’atelier, « le slalom est la base mais faire du surplace est plus difficile ».
Dépasser ses peurs
La séance du jour est la première d’une série d’ateliers. L’un des objectifs est d’inculquer les réflexes de la sécurité routière comme le port du casque et le respect du code de la route. Les participants pourront, à l’issue des séances, devenir des référents pour faire passer un « permis vélo » à d’autres adolescents. Yves, par ailleurs metteur en scène au sein de son association De la rue à la scène, souhaite également utiliser le vélo comme médium pour intégrer des pratiques artistiques. Avec des BMX, des vélos bikelife très présents dans la culture urbaine, ces adolescents pourront s’initier à des figures comme le wheeling accompagnés par de la musique. L’animateur, ancien coureur cycliste amateur, ambitionne aussi de réaliser un court-métrage sur la pratique du vélo en ville avec les adolescentes. Un riche programme donc qui attend ces jeunes des centres de quartier de Rabelais et de Robespierre.
Akria, elle, n’en démord pas après son premier passage. Remontée sur un autre vélo, elle termine cette fois bien mieux le circuit. « J’ai été plus à l’aise la deuxième fois. Je n’ai pas de vélo chez moi donc je n’en fais plus trop, » confie-t-elle.
Dépasser ses peurs, voilà un incontestable succès pour se remettre en selle !
Weilian Zhu