Non à l'incinérateur
Publié le 30 avril 2026 Modifié le 30 avril 2026
Le nouveau maire de Paris n’aura pas tardé à lever toute ambiguïté : l’arrivée du plus grand incinérateur d’Europe à Vitry est pleinement assumée. Lors du Climat Libé Tour, il a déclaré sans détour qu’il était impossible de revenir sur le contrat, évoquant les milliers de personnes ayant travaillé sur ce dossier.
Pourtant, dans le même temps, à Vitry, M. Bell-Lloch expliquait ne pas être informé. Une telle situation interroge. Comment un projet d’une telle ampleur peut-il avancer sans que les responsables locaux en aient connaissance ? Les contradictions ne s’arrêtent pas là. Marine Tondelier affirmait qu’il n’y aurait pas d’incinérateur à Vitry, avant d’expliquer ensuite s’être appuyée sur des garanties locales pour justifier sa position.
Ces revirements fragilisent la confiance et nourrissent un sentiment de décisions prises en catimini, sans réelle association des habitant·es. Or, un projet aux conséquences majeures sur l’environnement, la santé publique et le développement du territoire ne peut être imposé sans un débat démocratique à la hauteur.
C’EST UN VÉRITABLE RÉFÉRENDUM LOCAL QUI DOIT ÊTRE ORGANISÉ
Face à cette situation, un constat s’impose : les Vitriot·es doivent être pleinement associés aux choix qui engagent leur avenir. Notre groupe au conseil municipal prendra toutes ses responsabilités. Nous engagerons des recours juridiques contre ce marché, comme d’autres acteurs l’ont déjà fait.
Mais au-delà du droit, c’est la démocratie qui doit primer. Nous exigeons une consultation réelle et transparente. Face à l’importance de ce projet, il ne saurait être question de se contenter d’une simple votation symbolique. C’est un véritable référendum local qui doit être organisé.
Parce qu’il en va de notre cadre de vie, de la santé de nos enfants et de l’avenir de notre ville, nous resterons pleinement mobilisés pour empêcher ce projet.
Hocine Tmimi
Groupe Vitry insoumise rassemblée et citoyenne