Paix : les associations vitriotes engagées

Samedi 23 mai, le stand de la ville aux Fêtes du lilas, dédié au thème de la paix, accueillait un débat sur le thème : La jeunesse face aux guerres. Retour sur ce temps fort.

Publié le 02 juin 2026 Modifié le 02 juin 2026

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Plongée dans un climat de fête, amplifiée par une météo estivale, les Fêtes du lilas battaient leur plein samedi dernier avec une ribambelle d’animations concoctées pour les petits et les grands.

Une ambiance bien plus studieuse se préparait, peu après 16 h, sur le stand de la ville où élus, citoyens et jeunes représentants des associations se sont retrouvés pour échanger sur l’état du monde, toujours plus gangrené par les guerres.

Les points de vue s’accordaient tous sur le fait que les guerres, bien que lointaines, touchent nos vies, et les idées, certaines déjà concrétisées, ont fusé sur les façons d’aider les populations frappées par les conflits.

« On essaye de penser à la manière dont on peut donner un coup de main. Nous, on l’a déjà fait par exemple avec des voyages humanitaires au Moyen-Orient. Là, on a vu de nos yeux que les gens avaient apprécié ce geste. On essaye aussi de s’informer le mieux possible sur l’actualité internationale et cela peut être compliqué même si on est une jeunesse très connectée. Des moments conviviaux comme les Fêtes du lilas et les fêtes du quartier sont des occasions très importantes. Quand on arrive à aider les gens, on est très fiers », ont déclaré les jeunes représentants de l’association Une action, un espoir, ouvrant le débat.

Les effets des guerres en France sont bien là

Mady Sissoko, adjoint au maire délégué à la Jeunesse, a pris la parole pour souligner les effets de la guerre sur le quotidien de la population : «  On l’a vu très récemment avec la fermeture du détroit d’Ormuz. Il ne faut pas oublier que la France finance la guerre. Les collectivités, notre ville, souffrent de la baisse de dotations de l’Etat : cet argent qui nous est enlevé, l’Etat français le met aussi dans les frais de guerre », a-t-il affirmé. « Il faut voir plus loin, s’organiser et mettre en place des choses qui peuvent avoir un impact. Rallier les forces pour être présents dans différentes instances et lutter contre la banalisation de l’extrême-droite qui est véhiculée aussi par les médias dominants. Même au niveau de l’information, il faut créer ses propres médias, son organisation. On a du chemin à faire, il n’y a que la jeunesse aidée par les plus anciens qui peut faire cela. Il faut le faire maintenant ! ».

Sur les questions des coupes budgétaires de l’Etat envers les collectivités locales, le représentant du MJCF (Mouvement des jeunes communistes de France) a emboité le pas : « La loi de programmation militaire prévoit 413 milliards d’euros de dépenses d’ici 2030. Les services publics pour les citoyens se retrouvent largement coupés de fonds essentiels pour leur fonctionnement à cause de cela. Je crois qu’il faut aussi lutter contre les discours de militarisation avec une mobilisation massive du tissu associatif, des syndicats. Les résultats que l’on a obtenus dans le passé même à l’international sont venus d’un soulèvement massif contre ce type de politique ».

La représentante de l’ARAC, association fondée en 1917, a également mis l’accent sur la lutte contre le fascisme « qui exacerbe la haine, les conflits entre les peuples. Et cela on le fait en se rappelant les erreurs du passé, via la transmission grâce aux plus âgés mais également grâce à des initiatives comme par exemple le concert que l’on organisera pour remémorer les 90 ans de la guerre civile espagnole ». Le total manque de respect du droit international et de l’ONU a été par ailleurs regretté par le représentant du Mouvement de la paix qui n’a pas oublié de louer les initiatives des différentes associations présentes à la table ronde et leur intérêt pour les questions internationales.