Mobilisation des lycéens : Rassemblement à l’hôtel de ville
Publié le 08 octobre 2026 Modifié le 08 octobre 2026
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Locaux vétustes et insalubres. Professeurs absents et non remplacés. Plannings surchargés et mal conçus avec des heures d’interruption conséquentes. Inquiétudes liées à Parcoursup et aux problématiques d’orientation. Sentiment d’abandon et d’infantilisation. Au fil des prises de parole, les mêmes témoignages se font entendre, écho assourdissant du malaise de toute une génération.
Des dizaines de lycéens, munis de banderoles et de slogans, ont répondu à l’invitation de la ville de Vitry pour une mobilisation calme et engagée. Venus des lycées vitriots Jean Macé et Adolphe Chérioux et d’établissements d’autres villes (Darius Milhaud au Kremlin-Bicêtre, lycée polyvalent de Cachan), ils sont venus s’exprimer devant les élu.e.s qui ont offert une tribune à chacune et chacun.
Des revendications légitimes
« Il est important de prendre en compte vos revendications qui sont légitimes et d’être à vos côtés en tant qu’élus pour limiter les risques de violences » a déclaré Pierre Bell-Lloch, le maire, avant de laisser la parole.
« Je suis en terminale et depuis la seconde, nous n’avons pas eu cours dans une matière que nous devons préparer pour le bac » alerte une élève de Jean Macé. « Il y a des inégalités très fortes entre les étudiants. »
Problématiques d’hygiène et d’accès aux toilettes, plafonds qui s’effondrent, température très élevée pendant les canicules, élèves qui sautent le repas du midi faute de temps, les conditions d’apprentissage décrites expliquent la colère ressentie. « Les élèves souffrent, beaucoup sont en burn-out et personne ne s’en préoccupe » résume une élève de Darius Milhaud, pour qui la plateforme Parcoursup et les sélections aléatoires nuisent au bien-être des étudiants et à l’équité. « On veut la suppression de Parcoursup » scandent plusieurs intervenants, largement applaudis.
Enseignants et parents d’élèves mobilisés
Face à l’indifférence et aux violences policières subies, les élèves opposent arguments et détermination :
« On nous parle de nos droits et de la liberté d’expression, mais on essaie de nous faire taire quand nous l’appliquons. Nous continuerons de revendiquer et de nous battre pour ce qui est juste. »
Une position soutenue par les parents d’élèves et les enseignants présents.
« On veut féliciter les élèves qui s’organisent pour améliorer leur scolarité » lance un professeur de Jean Macé.
« Nos établissements font face à des fermetures administratives abusives. On a face à nous un pouvoir sourd aux revendications et qui veut empêcher les lycéens de s’organiser et de se faire entendre. »
Tous se donnent rendez-vous dès le lendemain pour poursuivre le mouvement.
L’ensemble des témoignages a pu être collecté pour être transmis au rectorat et à la Région.
Hugo Derriennic