Aude Lachaise : partager une expérience artistique virtuelle
Publié le 19 avril 2021 Modifié le 04 août 2025
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Quelle identité avons nous dans ces temps confinés d’empêchement d’interactions sociales ? Sur quelle scène déroulons-nous notre vie quotidienne ? C’est pour recréer du lien que la chorégraphe, comédienne et performeuse Aude Lachaise invite chaque Vitriot intéressé à élaborer son propre solo. Un dispositif gratuit, pensé sur 3 semaines, qui requiert un smartphone et un ordinateur.
« J’essaie d’inventer un processus de travail qui serait confiné. Je suis dans l’inconnu total et je n’ai aucune appétence pour être une influenceuse sur les réseaux, s’amuse-t-elle. Ce que je propose, c’est entre le tuto et le jeu de piste. C’est totalement expérimental. »
Aude Lachaise a une formation de danseuse contemporaine acquise au Centre chorégraphie national (CCN) de Montpellier. Avec « Marlon », son premier solo, elle a d’abord travaillé avec l’écriture et la parole. La danse est venue dans un second temps. Dans ce spectacle qui mélange autodérision, culture populaire et danse contemporaine, elle dressait le portrait d’une femme libre dans son désir et son identité.
« Ce qui m’intéresse, explique-t-elle, c’est l’intime, c’est à dire ce qui se passe à l’intérieur des gens, et de partager, tous ensemble, notre intelligence. »
« Chaque samedi, je propose des podcasts, comme un guide sonore qui invite les participants à faire des mouvements, à réfléchir, par exemple à la marche qui les conduit jusqu’à leur arrêt de bus. Puis nous construisons chaque solo ensemble le jeudi lors d’une réunion collective via une visio. Sur trois semaines, il sera aussi question de l’écriture, de la musique. Je dirige et donne de la matière, je veux aussi faire connaître la danse contemporaine, alors j’apporte des références. Bien plus qu’un projet participatif, c’est un projet collaboratif. »
Fin mai, Aude Lachaise participera au 3e festival Cultures urbaines et arts de rue, mené par le Centre culturel de Vitry (CCV) et l’association Sobarjo du 11 avril au 23 mai, qui prend ses quartiers dans les vitrines des commerces. Elle y associera tout ou partie des solos des amateurs qui se seront engagés dans son projet. En outre, elle travaille à la possibilité d’une présentation collective lors de « l’été culturel » sur lequel planchent actuellement les structures culturelles de la ville…
Inscrivez-vous dés à présent sur le site de la Briqueterie, pour un embarquement le 24 avril. Ce projet ne demande aucune connaissance particulière à part l’envie de danser et de se raconter.
Sylvaine Jeminet