Écoliers enfin démasqués !
Publié le 21 mars 2022 Modifié le 04 août 2025
Temps de lecture estimé : 3 min
Après deux ans et demi à porter le masque, les habitudes ont la vie dure. Sirine, en CM2, passe encore régulièrement ses mains sur son cou et ses oreilles, comme pour le réajuster. « Ça fait bizarre ! Je me rends compte à chaque fois qu’il n’est plus là. » Même sentiment d’étrangeté pour Assia qui le portait souvent, mal positionné, sous le nez. « Dès que je vois des maîtresses ou le directeur, je suis encore persuadée qu’ils vont me faire la remarque. »
Une libération
Plus obligatoire, le port ou le non-port du masque par les enfants est laissé au libre choix des familles. Si la majorité ont choisi de ne plus le porter, une minorité le conserve par précaution, tout comme les AVS et les AESH en contact direct avec les enfants. Petit à petit, ces derniers réapprennent à respirer et à revoir leurs camarades démasqués.
« Une libération », pour Marwa, en CM2 à l’école Makarenko B. « La fin du masque qui mouille trop quand on respire », ajoute sa camarade Shellia. « La fin des maux de tête à force de trop le porter », selon Wagui, en CM2 elle aussi. Mais aussi, une redécouverte parfois compliquée des visages à nu.
Chez les plus petits, en CP, on se dit aussi soulagé : fini les douleurs aux oreilles, la buée sur les lunettes. La compréhension orale est aussi facilitée.
« C’est un bonheur de retrouver leur bouille et leur sourire, on voit aussi plus facilement quand ça va et quand ça ne va pas », souligne l’enseignante, Nadège.
Le brassage autorisé
Si les gestes barrière continuent de s’appliquer avec soin, l’allègement du protocole sanitaire se caractérise aussi par le retour des brassages. Les enfants peuvent à nouveau circuler librement en se mêlant aux élèves d’autres classes et d’autres niveaux. Ainsi, une activité collective comme la chorale a pu reprendre à l’école Montesquieu.
Par précaution, la ville maintient toutefois sur les temps périscolaires un brassage limité par niveau. Les élèves déjeunent entre classes du même niveau : CP, CE1, CE2, CM1, CM2.
« Cela nous permet d’éviter que les enfants se mélangent au maximum d’une part, et ça facilite aussi d’autre part le suivi des cas contacts », explique Romain Jannel, chef du service Éducation.
Dans certaines écoles, comme à Paul-Langevin, on demande encore aux enfants de garder dans le sac trois masques. Malgré l’enthousiasme, la prudence reste de mise. « On ne s’emballe pas, on continue de faire attention dans l’intérêt de tout le monde », assure Damien Archenault, directeur du groupe scolaire Makarenko.