À la Bidouille, les jeunes mettent les mains dans le cambouis

Les 22 et 29 octobre, seize jeunes des centres de quartier Germain-Defresne et Montagnards ont participé à des ateliers de réparation de vélos à la Bidouille. À la clé : huit bicyclettes remises en état, qui serviront notamment aux futures activités de prévention routière.

Publié le 03 novembre 2026 Modifié le 03 novembre 2026

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Jeudi 29 octobre, 14h, au local de la Bidouille. Entre les pneus, les clés à pipe et les cadres suspendus aux murs de l’atelier de réparation, huit jeunes découvrent le monde de la mécanique vélo. Moussa, 12 ans, écoute attentivement. Même s’il préfère la trottinette habituellement, apprendre à réparer un vélo l’a tout de suite intéressé.

« Une fois, quand je roulais avec mon père, on a dû remettre la chaîne qui était tombée. C’est salissant, mais c’est cool de savoir se débrouiller tout seul », explique-t-il, démonte-pneu en main. Pour cet après-midi dédié à la mécanique vélo, il est en binôme avec Brian. Ce dernier, lui, s’y connaît un peu plus. Clé Allen serrée dans son poing, il s’attaque aux écrous des pédales. « Mon vélo s’est cassé et je ne peux plus rouler avec. J’espère pouvoir le réparer avec ce que je vais apprendre ici », confie le collégien.

Des gestes simples pour gagner en autonomie

Dans l’atelier, ils sont quatre filles et quatre garçons à s’affairer autour des bicyclettes. Tout le monde participe. « On va utiliser du dégrippant après ? » questionne Mélina, qui travaille sur un vélo qui a plus de quarante ans au compteur. Avec ses amis Mohamed-Amine et Lorenzo, elle découvre la composition d’une roue. « Je ne savais pas qu’il y avait une chambre arrière sous le pneu », s’exclame-t-elle. Martin Garnier, coordinateur de la Bidouille et responsable de l’atelier vélo, saisit l’occasion pour rectifier : « On dit chambre à air et pas arrière, les enfants ». Au milieu des mécanos en herbe, parfois un peu dissipés, il distille sa science.

« Il est important de transmettre aux enfants des connaissances, même élémentaires. Des opérations de base comme changer un pneu, démonter une roue ou régler des freins permettent déjà de toucher des outils et visualiser ce qu’il faut faire en cas de pépin sur la route », analyse-t-il.

Des vélos pour explorer Vitry et son street art

Mustapha Kinane Daouadji est du même avis. Le coordinateur de sept centres de loisirs de quartier vitriots est à l’origine de ces ateliers. « L’idée a émergé en discutant avec le service Environnement. En collaboration avec la Bidouille, les 8 binômes de préados travaillent ensemble et développent des connaissances précieuses », commence-t-il. Organisées les 22 et 29 octobre, les deux après-midi ont réuni seize jeunes des centres Germain-Defresne et Montagnards.

Les vélos réparés ne resteront pas à l’atelier. Ils seront utilisés lors d’opérations de prévention routière au centre de loisirs des Chouettes. Le projet ne s’arrête pas là. Les jeunes pourront également les enfourcher pour partir à la découverte du street art vitriot. L’objectif ? Photographier les œuvres croisées au fil des balades urbaines, avant une exposition des clichés. Sans oublier l’étape de la personnalisation du design des bicyclettes. De quoi prolonger l’expérience bien au-delà de l’atelier.

J. R.