Accueil des réfugiés à Vitry : organiser l'hospitalité

Gaye Camara Vitry CoalliaGaye Camara, Directeur territorial chez Coallia Val-de-Marne-Est© Sylvain Lefeuvre

Solidarité

Publiée le 11 septembre 2018

Cent migrants sont hébergés jusque fin 2018 dans l’ex-collège Monod à la demande de la préfecture. Rencontre avec Gaye Camara, directeur territorial chez Coallia-Val-de-Marne-Est.

Pourquoi l’association Coallia a-t-elle été mandatée par l’Etat pour s’occuper de cette opération d’hébergement et d’accueil ?

Notre association, dont le premier président était Stéphane Hessel, travaille depuis 1962 à l’accueil des migrants. A l’époque il s’agissait d’aider les ressortissants des anciennes colonies devenues indépendantes. Nous avons donc une expertise reconnue.

Nous gérons par ailleurs 450 établissements en France et 22 en Val-de-Marne dont deux résidences sociales à Vitry, rue Concorde et rue Anselme Rodnenay. Pour cette opération d’accueil de cent migrants au collège désaffecté Gustave Monod, notre première action est de sécuriser les lieux et coordonner toute la logistique nécessaire à cette installation provisoire jusqu’à fin décembre, menée en partenariat avec la ville, le département et la région.

Là où nous avons déjà mené de telles opérations, à Nogent, Créteil ou encore Boissy, tout s’est très bien passé. Une réunion d’information a d’ailleurs été menée lundi 10 septembre pour informer les riverains, et les rassurer si nécessaire. 

Qui sont ces personnes accueillies ?

Ces migrants sont pour la plupart des « dublinés » (règlement de Dublin qui oblige les migrants à déposer leur dossier dans le premier pays européen où ils sont entrés. NdR), arrivés en France, puis partis en Italie, d’où ils ont été repoussés cet été à la suite du changement de politique migratoire du gouvernement italien.

Ils viennent principalement de la corne de l’Afrique, d’Erythrée, du Soudan, de Somalie et étaient dernièrement hébergés dans un gymnase à Cachan. La plupart parlent anglais ou arabe et nos employés sont souvent polyglottes pour faciliter le dialogue.

Pour chacun, nous dressons un diagnostic social et de santé, puis quatre travailleurs sociaux les accompagnent dans leurs démarches administratives. Trois agents de sécurités sont présents 24h/24h, en plus du responsable du centre, Khalid Benmessaoud.

Une fois installés que se passe-t-il ?

Ces personnes ont traversé des drames et ont été plusieurs fois déplacées et malmenées. Il faut une bonne semaine avant qu’ils prennent confiance et livrent les informations sur leur parcours.

Plusieurs associations de bénévoles travaillent avec nous pour leur proposer des activités car il faut « gérer l’attente », durant le temps où leurs dossiers sont étudiés par l’administration.

Il y a bien sûr des cours d’alphabétisation, mais aussi des activités sportives, proposés par diverses associations solidaires, dont celle d’étudiants bénévoles de l’université Paris V. 

Propos recueillis par Claire Prieur

 
  • Lahcene le 13/09/2018 à 20:36

    Je ne pense pas que ces personnes constituent une menace pour les vitriots. Le problème est ailleurs, à savoir la maîtrise des flux migratoires alors que notre pays compte 5 millions de chômeurs et 10 millions de pauvres. La municipalité, toujours à côté de la plaque tire à hue et à dia ...Lire la suite

  • CREUZET PAUL le 13/09/2018 à 12:13

    Le monde est terrorisé par ces gens contrains à abandonner leurs racines pour différentes raisons - une société moderne "sociale" se doit d'être solidaire - contraire à ce qui se dit il y a beaucoup d'argent qui peu sauver l'HUMANITE chaque humain à son niveau peut-être solidaireLire la suite

  • EME le 13/09/2018 à 10:17

    LES ITALIENS ON EN MARE ET SA SE VERRA ICI AUX PROCHAINES ELECTIONS EUROPE DES ENMERDEMENTSLire la suite

  • EME le 13/09/2018 à 10:14

    AU FAITE QUAND LE RAQUETTE DES RETRAITE CAR AU BOUT QUI VA PAYER,,,,Lire la suite

  • EME le 13/09/2018 à 10:11

    Sauve qui peu ma fille a eu des pb par apport a un debardeur qui doit s intégrer eux ou nous? vitry devient un guétto pourquoi pas le 8e arrondissement , je vais faire comme eux ma valise comme en alerie en 1962 bravoLire la suite

  • Florence le 12/09/2018 à 17:12

    Bienvenue aux réfugiés ! Vitry est une terre d'accueil, comme devrait l'être la plupart des villes françaises. Ils ont besoin d'un lieu où se poser après avoir fuit la guerre et fait des milliers de kilomètres au péril de leur vie. Je suggère à toutes les bonnes âmes de leur apporter ...Lire la suite

  • Lebrethon Françoise le 12/09/2018 à 15:02

    Je suis fière d'avoir vécue 60 ans dans une commune fidèle à ses idéaux de solidarité. Salutations fraternelles.Lire la suite

  • PFLUMIO le 12/09/2018 à 14:07

    Bonjour, j'habite proche du collège Monod. Comment pouvons-nous vous aider? Je parle anglais et pourrais aider à dialoguer avec certaines de ces personnes par exemple. Je suis libre plutôt le soir ou les week-ends. Amicalement.Lire la suite

  • TROPE le 12/09/2018 à 12:03

    vitry devient une poubelle c'est de pire en pire on récupère toute la misère du monde j'ai honte d'habiter cette ville et j’espère partir rapidement car bientôt les français seront les étrangersLire la suite

 
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Pour toute proposition solidaire, contacter Khalid Benmessaoud, responsable du centre de Vitry, via le 06 46 65 22 73.

Association Coallia

Ancien collège Gustave-Monod

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