CE1 des écoles en REP dédoublées

À l'école Anatole-France, en REP, le dédoublement des classes de CE1 est effectif depuis la rentrée. Ici la classe de Lou Fisher qui compte 13 élèves.À l'école Anatole-France, en REP, le dédoublement des classes de CE1 est effectif depuis la rentrée. Ici la classe de Lou Fisher qui compte 13 élèves.© Sylvain Lefeuvre

Education

Publiée le 29 octobre 2019

Depuis la rentrée, les classes de CE1 des écoles situées en REP sont dédoublées. Nous avons passé la tête dans un CE1 concerné à l’école Anatole- France, dans le quartier Balzac.

Jeudi, 9 heures, la journée d’école commence dans le calme. Les 13 CE1 de Lou Fischer écrivent la dictée sous le regard attentionné de leur maîtresse. Elle vérifie d’abord que chacun a son matériel, a bien respecté la marge et chuchote les syllabes aux élèves en difficultés.

"Je vois bien la différence, car j’enseigne sur deux écoles. Dans l’autre CE1, à Diderot, j’ai un effectif classique de 25 élèves. Je ne peux pas être aussi réactive, corriger les exercices en instantané et donner aux enfants une chance supplémentaire de réussir leur travail. L’ambiance aussi s’en ressent. Ici, il y a moins de brouhaha. Les élèves s’entraident plus. Ils se connaissent bien. Ils ont de la place pour circuler. Je peux les faire travailler en petits groupes dans les coins aménagés sur des notions spécifiques."

L’enseignante, ce matin, prend le temps d’un "Quoi de neuf ?" Chaque enfant, quand il a le bâton de parole, raconte son mercredi aux autres. Mme Fisher peut rebondir sur les anecdotes : "Alors, ça fait combien de matchs de foot en tout que vous avez gagnés ?"

Érik Chantry, directeur de l’école, pondère ce bilan positif : "C’est sûr, c’est idéal. Mais cela pose des problèmes de locaux. Parfois il manque des salles et les deux classes sont donc regroupées avec deux instit’ dans la même classe en "co-intervention"…

C’est beaucoup moins confortable, surtout si les salles de cours sont étroites, comme c’est le cas ici au CP où les classes sont aussi dédoublées". Sans compter le nombre d’enseignants qui, au global, sur le département, n’a pas été suffisamment augmenté pour assurer ce dispositif sans pénaliser les écoles en zone banale ou encore les effectifs de profs remplaçants.

Katrin Acou-Bouaziz

 

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