Des retraités face au pouvoir d’achat en berne

Plusieurs dizaines d’habitants retraités se sont rassemblées le 18 octobre devant l’hôtel de ville, contre les mesures gouvernementales qui grèvent leurs conditions de vie.Plusieurs dizaines d’habitants retraités se sont rassemblées le 18 octobre devant l’hôtel de ville, contre les mesures gouvernementales qui grèvent leurs conditions de vie.

Elus, Action citoyenne

Publiée le 19 octobre 2018 - Mise à jour le 22 octobre 2018

Plusieurs dizaines d’habitants retraités se sont rassemblés le 18 octobre devant l’hôtel de ville, contre les mesures gouvernementales qui grèvent leurs conditions de vie.

"Tu as vu le prix des kiwis ? Je les trouvais à 22 centimes maintenant c’est à 47 l'unité. Comment on peut faire pour bien manger et se maintenir en bonne santé ?" échangent Pierrette et Claudine, 87 et 79 ans, devant l'hôtel de ville où se sont réunis plusieurs dizaines de retraités à l'appel de la CGT retraités, le 18 octobre.

 

Josiane, 77 ans, se désespère, elle, de ne plus pouvoir autant « gâter »  ses petites filles. 

"Et je redoute aussi de ne pouvoir me rendre en Ardèche dans ma famille l’été, le billet de train à 200 euros c’est trop cher pour moi", ajoute-t-elle.

Félix, 75 ans, que d’anciens arriérés de loyers réclamés déstabilisent, ose dire doucement son « embarras ».

"Les amis m’invitent à manger quand c’est trop juste pour moi et je ne peux me faire soigner les dents".

Mais ces retraités ne se laissent pas abattre. Contre le gel des pensions alors que l’inflation augmente, les hausses de charge de la CSG, la suppression de la demi-part veuvage…  leurs revendications portent aussi sur la revalorisation des pensions.

Avant de rejoindre la manifestation syndicale des retraités d’Île-de-France dans la capitale, Jean Pierre Tissier, retraité multi-pros CGT, donnait le ton devant l'hôtel de ville où était tendue une banderole de soutien de la municipalité, en dénonçant aussi « les démarches du gouvernement ».

"Elles visent à mettre fin à la retraite par répartition et à mettre en place une retraite par points, moins solidaire, et au calcul qui déterminera la hauteur des pensions en fonction de la situation économique du pays."

Le maire a soutenu le mouvement. Dans la lettre de soutien, il appuie :

"je réaffirme mon engagement pour préserver la politique solidaire et sociale de Vitry en direction des retraités. Il juge les mesures gouvernementales particulièrement injustes et révoltantes, pour celles et ceux qui ont contribué pendant plus de 42 ans à la prospérité économique de notre pays et qui ont cotisé toute leur vie pour acquérir le droit légitime à vivre une retraite digne et décente."

Gwénaël le Morzellec

 

 

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