DSAA alternatives urbaines, Chérioux en immersion pédagogique

Olivier Troff, diplômé du DSAA Alternatives urbaines (Alt-U) au lycée Chérioux.Olivier Troff, diplômé du DSAA Alternatives urbaines (Alt-U) au lycée Chérioux.© Sylvain Lefeuvre

Education

Publiée le 25 juin 2018 - Mise à jour le 26 juin 2018

Les étudiants du diplôme supérieur d'arts appliqués (DSAA) alternatives urbaines du lycée Chérioux ont participé à l’écriture d’un livre à paraître en septembre sur les constructions de la ZAD Notre-Dame-des-Landes, rencontre avec l'un d'entre eux.

  • Bonjour Olivier Troff, quel était l’objectif du projet ?

S’exercer à faire des croquis pour appréhender de façon sensible un site, produire des vues normées d’architecture (plan, coupes, élévations…) pour tenir compte du mode de vie des habitants, de leur inventivité architecturale, de leur intelligence géographique. Les cabanes alliaient le côté pratique et poétique, elles étaient placées près d’arbres, avec une vue dégagée, sur des parcelles fertiles… On a vu des maisons incroyables comme “La drôle de maison d'Alex” : une tour très haute de trois étages, avec un coté brinquebalant et perché, car elle émergeait des arbres. Un puits a été creusé au pied de la tour pour avoir de l’eau, on s’y réfugiait l’été pour être au frais.

  • Quel était l’intérêt des constructions ?

D’abord écologique. Les zadistes ont construit des maisons de taille adéquate, ni plus ni moins, avec des matériaux récupérés ou naturels. Elles sont économes en énergie, prennent en compte la course du soleil, l’humidité du terrain, les zones d’ombre et de chaleur. Autre intérêt : ils choisissaient le lieu d’habitation qui leur plaisait, là où ils pouvaient cultiver.

  • Quelles leçons avez-vous tirées de cette expérience ?

Cela m’a permis d’aborder les lieux d’une manière très simple et concrète, car les matériaux sont utilisés d’une façon simple et naturelle. C’était aussi une manière de se projeter vers nos futurs projets de design. Un bon projet doit apporter une vie bonne et qualitative, comme sur la ZAD. Là-bas, la façon de construire et d’interagir entre personnes était synonyme de bonne vie et de dignité.

Propos recueillis par Julien Moschetti

 

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