Éducation : on veut une vraie modernisation

Opération école morte jeudi 11 avril, notamment dans les écoles Jean-Jaurès, Anatole-France, Jean-Moulin élémentaire et Louise Michel maternelle.Opération école morte jeudi 11 avril, notamment dans les écoles Jean-Jaurès, Anatole-France, Jean-Moulin élémentaire et Louise Michel maternelle. © Sylvain Lefeuvre

Education

Publiée le 16 avril 2019 - Mise à jour le 19 avril 2019

À l’appel de la fédération FCPE du Val-de-Marne, des parents d’élèves organisaient une opération école morte jeudi 11 avril, notamment dans les écoles Jean-Jaurès, Anatole-France, Jean-Moulin élémentaire et Louise-Michel maternelle.

Aux grilles du groupe scolaire Anatole-France, jeudi matin 11 avril, quelques poussettes passent vers la maternelle, quelques élèves vers l’élémentaire, mais peu.

“L’opération école morte est réussie”, clame Nora, une parente d’élève aux côtés des enseignants à la table où gâteaux, thé, café, tracts et pétition contre la loi Blanquer accueillent les parents.

Respectivement 66 % et 70 % d’enfants absents ont été comptés. L’action, appelée par FCPE 94, est également suivie aux écoles Jean-Jaurès, Henri-Wallon, Louise-Michel et Jean-Moulin.

“Je n’ai pas lu les 100 pages de la loi, seulement 28, et ce que je trouve très régressif, c’est d’avoir des maîtresses sans diplôme face aux enfants”, juge Imène, maman.

“On veut une vraie modernisation avec des orthophonistes à l’école par exemple”, insiste sa voisine.

Autre réorganisation prévue pour l’école maternelle par le gouvernement :

- classe pour enfants porteurs de handicap avec faibles moyens,

- regroupement de la direction primaire-collège, alors que “c’est déjà dur d’avoir un rendez-vous”, alertent, entre autres, les parents inquiets.

Gwénaël le Morzellec

Mardi 16 avril : les fédérations de parents d'élèves étaient invitées par le recteur à une réunion d'information sur la loi Blanquer, dite de la "confiance"... Ils on souhaité être accompagnés de représentants syndicaux, mais le recteur a refusé de les recevoir avec leurs invités.

Mardi 16 avril :  Mardi 16 avril, une centaine de personnes se sont réunies à l’école Jean-Moulin pour aborder certains aspects de la loi Blanquer contestée par les enseignants et les parents. Ce rassemblement, proposé par l’intersyndicale des enseignants, fait suite à plusieurs mobilisations notamment celle des écoles mortes, mise en place la semaine passée. "La cohérence du projet est d'opérer un transfert de compétences de l’Education nationale vers les collectivités territoriales, ce qui menace gravement l'égalité républicaine, et de subventionner les établissements privés", a souligné Yves Greiner, enseignant et membre du syndicat FO. De leur côté, les parents se sont surtout montrés inquiets sur le futur de l’éducation de leurs enfants, "avec la fusion annoncée des écoles et des collèges, le recrutement des enseignants à partir de la licence et la mise en place d’un système éducatif plus inégalitaire", a notamment précisé Cyril Micheletta, membre du syndicat enseignant Snuipp-FSU. L’occasion a également été saisie de rappeler que la loi sera proposée pour adoption au Sénat le 22 mai et qu’il est encore possible de faire pression auprès des sénateurs. Ainsi les parents ont évoqué la missive qu’ils comptent envoyer rapidement aux élus nationaux pour leur demander de s’opposer "à ce texte qui prépare une école contraire à nos idéaux d'équité et d'humanité".

 

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