Grand Paris Express, les Entretiens d'Orbival

OrbivalLes 8 et 9 décembre se tenaient au MAC VAL les premiers "Entretiens Orbival".© Alexandre Bonnemaison

Ligne 15 Sud, Métro Grand Paris Express

Publiée le 12 décembre 2017 - Mise à jour le 13 décembre 2017

Le 8 décembre, l’association Orbival, a tenu son premier rendez-vous annuel "Entretiens d’Orbival". Au Mac Val, spécialistes et usagers ont écouté, attentifs, les témoignages d’une dizaine de professionnels, observateurs, élus sur le projet du Grand Paris Express en construction.

Un public de connaisseurs, professionnels ou usagers, clairsemé mais captivé, a assisté vendredi 5 décembre après-midi aux premiers "Entretiens d’Orbival".

Rappelons que l’association a milité des années pour que naisse un réseau de transport en commun en rocade, réseau en quelques sortes précurseur du Grand Paris Express (GPE) aujourd’hui en construction à l’échelon quasi régional.

Ce premier échange a pris place à Vitry au MAC VAL. Il a réuni des experts de la question du Grand Paris Express ou chercheur, géographe, urbaniste, ingénieur, historien, aménageur. Jean-Claude Kennedy, le maire, a introduit l’échange et rappelé :

"Orbival continue ainsi à donner par cette initiative du sens et à promouvoir les transports en commun en banlieue. C’est une idée grandiose qui se réalise, c’est le chantier du siècle".

De son côté, Christian Favier, président de l’association Orbival, attaché à cette action d’éducation qui se veut populaire, s’est réjoui :

"Ce chantier de transport, porté par les forces vives du département, est un des plus grands chantiers de transport du monde".

Avant d'ajouter :

"Il ne faudrait pas que ce projet soit mis en cause ou voit certaines de ces lignes reportées. Je ne souhaite pas que des réductions budgétaires empêchent les mesures d’accompagnement  envisagées pour les commerçants, les habitants, perturbées par le chantier. Les élus sont inquiets, et certains se sont abstenus de voter le budget au conseil d’administration de la Société du Grand Paris".

Orientée sur la thématique "de la planche à dessin à la réalité", la première édition des Entretiens a été partagée en 2 tables rondes qui se sont succédé.

La première, "construire et partager un récit collectif ", a suscité plusieurs observations.

  • Un tel projet se concrétise une fois que les habitants comprennent ce qu’il va apporter à leur quotidien et changer dans leur mode de vie.
  • Des actions culturelles et artistiques avec des artistes, notamment des arts vivants, des œuvres pérennes ou pas, des chantiers partagés, des rassemblements festifs sont prévues ou ont démarré : ils doivent jalonner et accompagner la transformation urbaine.
  • Ce futur métro (ligne 15) dans le Val-de-Marne doit respecter les habitants, à Bagneux, ces derniers ont été associés à des événements, ont participé à des décisions. Les écouter est important, aussi pendant la période de chantier dont les nuisances doivent rester soutenable pour eux.
  • Le GPE, sorte de RER (à cause de son tracé) et de métro (à cause de son maillage), sera un nouveau périmètre symbolique, un nouveau périphérique. Les gares devraient être interconnectées, adaptables aux bus, vélos, trottinettes, voitures, et proposées un espace-temps pour les voyageurs. Ces lieux seraient animés par des acteurs qui ne devraient pas appartenir uniquement à l’économie de profit.
  • Les entreprises privées d’enseignement supérieur semblent d’ores et déjà se précipiter vers les gares, anticipant une installation. S’y installeront ensuite des logements et, plus tardivement, des entreprises. Afin que le GPE soit fait pour tout le monde, il faudrait réussir le maillage à grandes mailles et à mailles plus fines avec le métro.
  • Les usagers, comme ceux du RER C, veulent être entendus et associés, les correspondances, le confort, la circulation avec des objets roulants (vélo, valises) n’ont pas toujours été pensés au mieux. De nombreux usagers continueront de circuler en zigzag (par radiale et rocade). Le mode de transport plus rapide pourraient allonger les parcours : les usagers envisageront d’habiter plus loin, là où le terrain coûte moins cher, ou travailler plus loin, là où se trouvent d’autres entreprises.

Une seconde table ronde s'est réunie autour du thème "prévoir et anticiper l’impact d’une nouvelle infrastructure majeure de transport en commun".

Gwénaël le Morzellec

 

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