La Vitriote Julia Jacquet 4e dans sa catégorie à la Women’s cup des 24h moto du Mans

Julia Jacquet, une Vitriote aux 24h du Mans.Julia Jacquet, une Vitriote aux 24h du Mans.© FDB-photographie

Sport

Publiée le 24 avril 2018

Très beau résultat en 4e place dans sa catégorie à la Women’s cup aux 24h moto du Mans pour la vitriote Julia Jacquet qui raconte son goût naissant pour la compétition.

Elle a des ailes Julia Jacquet… L’ancienne sportive de 28 ans, assidue dans plusieurs sections de l’ESV, a décroché une très bonne place lors de la Women’s cup des 24h moto, au Mans du 19 au 21 avril.

Sa Triumph street triple R (675cm3) – “réputée pour être fragile”, a tenu le coup, tout comme la pilote qui a surmonté de sacrés obstacles pour accomplir sa première compétition. Elle raconte son parcours de combattante.

  • 15e à la compétition toute catégorie sur 54 participantes à la women’s cup des 24h moto du Mans et 4e en catégorie 600 C3, que signifient ces résultats pour vous ?

Pour ma première compétition et le premier roulage au Mans, franchement, c’est une très bonne position. D’autant que j’ai eu un accident le vendredi précédent - on m’a coupé la route en ville. Avec mes cinq points de sutures à la cuisse, j’ai failli renoncer mais j’ai pris sur moi, la passion a été plus forte !

  • D’autres difficultés se sont présentées ?

Oui. On était cinq participantes du même moto club de la région parisienne, toutes sous la même tonnelle. Chacune avait son aide mécanicien pour la préparation. Mais le mien m’a lâchée et je me suis retrouvée le matin, sans groupe électrogène pour faire chauffer les pneus…  Les autres m’ont donné un coup de main. J’ai ainsi découvert un esprit de grande entraide en compétition.

  • Comment se sont passées les courses ?

Dès le mercredi se déroulaient les essais libres puis le jeudi des essais chronométrés et le vendredi matin les choses sérieuses pour se qualifier en finales A ou B. Le mercredi, j’arrive dans les dix meilleurs temps et passe donc directement dans la finale A. Donc, le samedi matin, en ouverture des 24h du Mans, je suis au départ devant 80 000 spectateurs dans les gradins. Mais je reste concentrée. C’est un départ arrêté sur la grille où il faut guetter le signal des feux qui s’éteignent. Beaucoup de gens m’ont dépassée que j’ai dû grappiller les places au cours des douze tours de la course. Avec les points de suture (un a d’ailleurs lâché) et la fatigue qui arrivait dans les bras et les jambes, j’avais envie de m’arrêter au bout de six tours ! J’ai réduit mon rythme tout en essayant de ne pas me faire doubler, serrer les dents jusqu’au drapeau à damiers. C’était la délivrance. J’étais partie 14e et j’ai fini 15e sur 44. Dans ma catégorie, je suis 4e - c’est la place bête mais la fille devant moi tournait plus vite, je n’aurais pas pu faire mieux…

  • Et la suite du championnat de France ?

Je me mets au repos une semaine et participe à ma prochaine épreuve à Magny-cours les 26 et 27 mai. Et, ce n’était pas prévu, je participerai aux deux autres des quatre dates 100% féminines du championnat de France : Carol Werc et Alès Werc. C’était tellement génial que je prends toutes les dates du championnat. J’aime pas faire les choses à moitié et, vu mes résultats et l’ambiance, je n’ai qu’une envie, c’est d’y retourner…

Propos recueillis par Gwénaël le Morzellec

 

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