Les Transversales, arts mélangés de Méditerranée

Le festival Les Transversales ouvre sur l’opéra La Passion d’Enkidu (Gilgamesh épopée). Entretien avec Zad Moultaka, son créateur.Le festival Les Transversales ouvre sur l’opéra La Passion d’Enkidu (Gilgamesh épopée). Entretien avec Zad Moultaka, son créateur.© DR

Publiée le 01 avril 2019 - Mise à jour le 02 avril 2019

Le festival Les Transversales ouvre cette année sur l’opéra d’un récit millénaire. Entretien avec Zad Moultaka, créateur de "La Passion d’Enkidu (Gilgamesh épopée)".

  • Pour commencer, c’est quoi l’épopée de Gilgamesh ?

Il s’agit de l’épopée initiale, un récit épique à la base même de notre civilisation et dont les premiers textes connus remontent, estime-t-on, à 4 000 avant J.-C.. Le passage sur lequel nous nous sommes arrêtés retrace la rencontre de Gilgamesh avec celui qui fût envoyé par les dieux pour le combattre et qui finit par devenir son ami, Enkidu. La mort de ce dernier lance Gilgamesh, désespéré et orgueilleux, dans une quête d’immortalité à travers les mondes. C’est une grande traversée, un voyage et un apprentissage du passage entre la vie et la mort.

  • La thématique du passage, ça fait très Transversales…

C’est une thématique éternelle et essentielle, qui traverse le temps d’une manière imperturbable. Ce genre d’écritures, c’est comme les grottes rupestres : on a beau revenir tant de millénaires en arrière, on retrouve des constantes qui sont des constantes humaines qui nous font relativiser les notions de progrès ou même de civilisation. L’épopée de Gilgamesh nous fait réaliser à quel point tout est déjà là. Quoi qu’on fasse, on n’a jamais réglé ces problématiques du passage et de la séparation.

  • Quelle forme avez-vous choisi de donner à ce récit ?

C’est un opéra sans chanteur, sans décor, traversé par de nombreuses appartenances culturelles, orientales, occidentales. Le but est que chacun et chacune puisse y reconstituer son propre parcours imaginaire. À la base, l’épopée était inscrite sur des plaques d’argile, dont il manquait certaines parties. Pour moi, ces manques sont très importants. Ils sont comme des ponts...

Timothée Froelich

 

Soyez le premier à réagir à cet article

 
Laisser un commentaire
Validation

Pour valider le formulaire, saisissez les 4 derniers caractères de la série, sans espace en respectant les majuscules et les minuscules.

  • 2
  • G
  • A
  • C
  • 2
  • V
  • J
  • L

*Champs obligatoires

plus d'infos

Le festival
Les Transversales
du Théâtre Jean-Vilar

En savoir plus sur l'épopée de Gilgamesh

Partager sur :

Facebook Twitter

Envoyer:

Envoyer