Noël au centre socio-culturel des Portes du midi

Noël au centre socio-culturel Les Portes du midi.Noël au centre socio-culturel Les Portes du midi.© Cyril Ananiguian

Quartiers

Publiée le 28 décembre 2015 - Mise à jour le 31 décembre 2015

Le centre socio-culturel des Portes du Midi tenait dimanche 20 décembre sa traditionnelle fête de Noël. L’occasion pour les habitants du quartier de se retrouver autour d’un bon repas et d’animations conviviales.

En passant la porte d’entrée du centre socio-culturel des Portes du Midi, ce dimanche 20 décembre, on est saisi par l’effervescence du lieu. Les enfants courent dans tous les coins. Les rires fusent, le karaoké enchaîne les classiques de la chanson française. Tout juste sorti du fourneau, les plats défilent, entraînant dans leur sillage des odeurs entêtantes. A table, les habitants s’enquièrent de la santé des uns et des autres. Et chacun y va de son commentaire sur le saumon ou le poulet mariné. C’est Denis Eddé, adhérent du centre depuis quelques mois, qui est derrière les fourneaux.

"En temps normal, je m’occupe d’un atelier cuisine pour quelques personnes. Mais là, il y a plus de cent couverts à assurer", raconte Denis, tout à son affaire avec ses tranches de saumon en train de frire. "Mais il n’y a que du plaisir, la cuisine est une passion et j’aime la partager", poursuit-il, un brin cabotin.

Denis fait partie des trente bénévoles qui ont rendu cette fête possible. Un "moment que les habitants du quartier apprécient pour son côté fédérateur et convivial", explique Ouafa Aouinet, directrice de la structure.

Entre deux bouchées de sayadieh, ce plat qu’affectionnent les pêcheurs gazaouis, Tariq Aït Amara, coordinateur du centre, explique l’esprit de la journée. "C’est un moment particulier pour se rassembler et échanger. Toutes les cultures du quartier sont représentées et elles viennent de tous les continents", à l’image d’Anas , agronome syrien d’une cinquantaine d’années, arrivé en France il y a cinq mois avec son frère pour fuir la guerre qui fait rage dans son pays.

Les traits tirés et malgré l’inquiétude constante pour sa famille "encore bloquée à Damas", Anas tient à raconter combien il est "très touché par ce genre d’événement qui lui permet de commencer à apprendre quelques rudiments de français et de se sentir entouré et soutenu."

Florian Gueguen

 

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Centre socio-culturel des Portes-du-Midi

13, rue Constant-Coquelin

 01 46 80 32 96

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