Office public de l’habitat : inquiétudes pour l’avenir

2-14-07-30-Visite-de-chantiers-CA- 252 L'OPH produit aujourd'hui 60 logements sociaux par an.© Cyril Ananiguian

Habitat

Publiée le 30 novembre 2015

D’ici deux ans, l’office public de l’habitat de Vitry sera transféré au territoire. La ville gardera un lien étroit avec son service public du logement. Mais l’inquiétude se nourrit aussi d’autres mesures.

La mise en œuvre de la métropole du Grand Paris et de ses territoires aura bien un impact sur le logement. Au plus tard au 31 décembre 2017, après l’adoption d’un plan métropolitain de l’habitat et de l’hébergement, les offices publics de l’habitat (OPH) seront rattachés au territoire dont leur commune est membre.

L’OPH de Vitry, ses 5 000 logements et ses 150 agents seront donc placés sous l’autorité de l’établissement public territorial 12. Il en ira de même pour les 6 autres offices qui existent dans les 23 autres villes qui composent, avec Vitry, le nouveau territoire 12.

« Nous sommes inquiets de ce mouvement qui peut éloigner le service public du logement des locataires, résume Christian Pallatier, représentant CNL des  locataires au conseil d’administration de l’OPH. À Vitry, nous avons la chance d’avoir un lien de proximité avec l’OPH et ses agents. »

Le maintien de cette relation entre bailleur et locataires, au cœur du service public du logement, constitue une préoccupation partagée. Pour le moment, aucune loi ne contraint à la fusion des sept OPH. Et le lien avec la commune de rattachement est maintenu.

Ainsi, sur 23 membres du conseil d’administration, elle en désignera toujours 13. Par ailleurs, les villes auront toujours la possibilité d’apporter leur garantie  communale quand les offices ont besoin d’emprunter pour construire.

À Vitry, l’OPH produit, en moyenne, 60 logements par an. « C’est une de nos réponses à la réalité locale », précise Hocine Tmimi, président de l’OPH de Vitry et adjoint au maire. La ville recense 6 000 demandeurs de logements.

Le lien entre la ville et son OPH permet aussi à des populations très en demande d’accéder au logement social. « Nous nous battrons pour conserver cette orientation », assure Hocine Tmimi.

Mais, en matière de logement social, la  question de la métropole n’est qu’une des questions. « Chaque semaine, un  nouveau texte bouleverse la manière dont les OPH agissent, explique Christian Pallatier. Si on voulait en finir avec le logement social, on ne s’y prendrait pas autrement. »

Nathanaël Uhl

 

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