OPH Vitry : bras de fer engagé pour la défense du logement social

Le 17 octobre, l’office public de l’habitat de Vitry a exprimé son refus des attaques gouvernementales contre le logement social. Rencontre avec son président Hocine Tmimi.Le 17 octobre, l’office public de l’habitat de Vitry a exprimé son refus des attaques gouvernementales contre le logement social. Rencontre avec son président Hocine Tmimi.© Alexandre Bonnemaison

Habitat

Publiée le 17 octobre 2017 - Mise à jour le 18 octobre 2017

Le 17 octobre, l’office public de l’habitat de Vitry a exprimé son refus des attaques gouvernementales contre le logement social. Rencontre avec son président Hocine Tmimi.

  • Pourquoi vous mobilisez-vous ?

Le gouvernement essaie de tirer un trait sur l’exemplarité du modèle HLM français. Il demande que la baisse de l’aide personnalisée au logement soit compensée par une baisse du loyer, ce qui va coûter aux offices 1,7 milliard d’euros. En attaquant nos ressources, le gouvernement s’attaque aux locataires. Concrètement, cette amputation se traduira par des moyens en moins pour construire, entretenir et réparer le parc des logements sociaux. La Fédération nationale des offices publics de l’habitat a lancé un appel en réaction à ce projet gouvernemental et demandé que le 17 octobre soit une journée “offices morts”. Nous avons décidé de la suivre.

  • Quelle était votre action le 17 octobre ?

Une assemblée générale extraordinaire le matin avec le personnel, puis aller à la rencontre des locataires de nos groupes l’après-midi pour leur expliquer la situation. Ensuite, notre présence nombreuse à l’Assemblée nationale pour dire que ce qui se passe est inacceptable.

  • À Vitry, par quoi cette mesure se traduirait ?

Avec 40 % de logements sociaux et 5 000 logements gérés par l’office, Vitry est particulièrement concernée par cette mesure qui provoquerait pour nous une perte de près de 2 millions d’euros. Nous ne voulons pas faire d’arbitrage sur les rénovations et l’entretien de nos locaux, nous ne voulons pas non plus toucher à notre masse salariale. Le bras de fer est engagé, il n’y aura ni fatalisme, ni résignation : il y a union sacrée de tous les acteurs concernés, de la Fédération nationale aux associations de locataires en passant par les syndicats et les personnels…

Propos recueillis par Joëlle Cuvilliez

 
  • EME le 20/10/2017 à 02:41

    macron va nous pourrir la vie helas société du 19e siecle???Lire la suite

  • Queudrue le 19/10/2017 à 18:49

    Pourrais t'on pour commencer vérifier l'attribution de ces logements : 1/ taux d'occupation durant l'année 2/Ne pas confondre résidence principale et secondaire 3/ Qui occupe ces appartements locataires en titre ou pas ? 4/ faire payer les dégradations par les auteurs 5/ Donner des ...Lire la suite

 
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