Périmètre de sauvegarde : un fleuriste en Centre-ville

Ici, prochainement, ouverture d'une boutique de fleuriste.Ici, prochainement, ouverture d'une boutique de fleuriste.© Sylvain Lefeuvre

Économie / Emploi

Publiée le 04 janvier 2019 - Mise à jour le 08 janvier 2019

Le périmètre de sauvegarde des commerces de proximité et de l’artisanat, adopté au conseil municipal de décembre 2017, est devenu exécutoire le 5 janvier 2018. Première mission accomplie : un fleuriste s’installe avenue de l'Abbé-Roger-Derry.

Concrètement, à quoi sert le périmètre de sauvegarde des commerces de proximité et de l’artisanat ?

C’est tout d’abord un outil précieux d’observation. "Il nous indique ce qui se passe sur le territoire, explique Éric Lauverjat, chef du service Commerce et artisanat. Nous sommes désormais obligatoirement informés des biens sur lesquels il y a une cession. Nous récoltons des données économiques : le montant de la cession, le chiffre d’affaires, le nombre de salariés et le type de contrat… Ce qui nous fournit des indications sur le dynamisme des quartiers. Et cela nous donne aussi une idée du turnover des commerces par type d’activité."

En moins d’un an, 38 établissements ont changé de propriétaire, représentant tous les quartiers de la ville et toutes les activités.

Le périmètre de sauvegarde permet ensuite d’agir en préemptant le fonds de commerce, c’est-à-dire en l’achetant, pour ensuite rétrocéder le droit au bail, autrement dit pour revendre le droit d’occuper le local (si possible au même prix).

"Sur l’ensemble de ces 38 cessions, poursuit Éric Lauverjat, une seule était abordable financièrement et répondait à notre objectif de diversifier le tissu commercial."

Préempter un fonds de commerce engage la mairie à payer la somme fixée par le cessionnaire et à prendre en charge différents frais, les salaires s’il y a des employés, ainsi que les loyers.

La municipalité a préempté pour 22 000 euros l’ancien institut de beauté Maryse, avenue Roger-Derry, qui ne comportait pas de salariés, un emplacement emblématique en Centre-ville. Elle a donc pris un risque financier raisonnable.

L’appel à candidature qui a suivi invitait les porteurs de projet d’une boutique de prêt-à-porter, fleuriste, poissonnerie ou fromagerie, pressing, point-presse ou papeterie à venir s’installer.

Autant d’activités qui sont sous-représentées, voire pas, sur la ville. L’appel à candidature a permis de récolter un dossier sérieux de fleuriste.

"En un an, trois fleuristes sont partis en retraite sans avoir été remplacés", précise Maurice Tzinmann, adjoint en charge du Commerce de proximité.

Adoubé par une commission dédiée composée de trois élus, le dossier de candidature a été entériné par le conseil municipal du 19 décembre.

 
  • CHAGNON le 09/01/2019 à 15:09

    L'installation d'un fleuriste c'est formidable! Mais il est vrai aussi qu'il est très très difficile de stationner dans cette avenue et ses alentours. Je suis handicapée et même les places réservées sont prises d'assaut par des personnes sans scrupules qui m'obligent à rebrousser chemin ...Lire la suite

  • Alinhac le 09/01/2019 à 09:49

    L'impossibilité de se garer, voire s'arrêter ,tue les commerces du centre. "L'ARRANGEMENT " de la rue Derry est une catastrophe avec des bouchons en permanence. A déconseiller aux commerçants de s' y installer.Lire la suite

 
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