Sylvain Azam et Mireille Blanc, lauréats du prix Novembre à Vitry 2016

Sylvain Azam et Mireille Blanc, lauréats 2016 du prix Novembre à Vitry exposent à la galerie municipale Jean-Collet.Sylvain Azam et Mireille Blanc, lauréats 2016 du prix Novembre à Vitry exposent à la galerie municipale Jean-Collet.© DR

Culture

Publiée le 16 mai 2017

Issus de la même génération d’artistes, Sylvain Azam et Mireille Blanc sont les lauréats 2016 du prix Novembre à Vitry. Leurs œuvres sont en confrontation amicale à la galerie municipale Jean-Collet. Rencontre.

  • Que représente, pour vous, le prix de peinture Novembre à Vitry ?

Mireille Blanc : Le prix est décerné par un jury qui comprend des artistes confirmés. Dans l’art contemporain, en France, ce n’est pas une récompense anecdotique. Il constitue une belle étape. Et Vitry est réputée pour être une ville d’arts.

Sylvain Azam : Dans notre génération d’artistes, Novembre à Vitry constitue un repère. Et, si c’est un prix de peinture, la peinture est prise au sens large. Ce qui en constitue l’intérêt.

Mireille Blanc : Il faut aussi préciser que la ville achète les toiles lauréates. Pour nous, c'est important. Rejoindre les collections de Vitry, qui regroupent déjà des œuvres d'artistes reconnus, ce n'est pas rien.

  • Comment définiriez-vous vos formes d’expression ?

Sylvain Azam : Je m’intéresse à l’abstraction dans ses différentes approches : abstraction lyrique, géométrique, poétique. Ce que j’essaie de faire, c’est aussi de montrer que ces formes partagent bien plus qu’on ne veut le dire. C'est, peut-être pour cela que vous pouvez ressentir une impression de "clin d'œil" ou de "déjà vu".

Mireille Blanc : Je suis bien plus figurative même si je peux tendre, à force de retravailler l’image, vers l’abstraction. Je choisis souvent des images énigmatiques au départ et, à force de les retoucher, elles s'estompent. Ce qui m’intéresse, c’est ce que le “regardeur”, la personne qui observe mes toiles, lui apporte comme sens. 

Sylvain Azam : Ce qui est intéressant dans l'art moderne, c'est qu'il n'a plus de fonction de transmission, de propagande, de nécessité dans la société. Il écarte les symboles qui peuplent la peinture dans sa conception traditionnelle. À ce titre, il ne s'adresse plus à une élite, mais à tous. 

  • Qu'entendez-vous par "regardeur" ?

Mireille Blanc : Un "regardeur", c'est quelqu'un qui regarde. Il ne se contente pas de voir, donc de subir, il est actif dans son observation. En posant son regard, il donne du sens à mon travail. C'est cela qui fait l'intérêt de présenter ses œuvres à d'autres.

Sylvain Azam : "Regardeur"... J'aime bien cette idée, je me retrouve assez dans cette vision des choses.

  • Vos travaux semblent plus en confrontation qu’en cohérence. Qu’en pensez-vous ?

Mireille Blanc : Il y a des différences d’approche, c’est évident. Mais nous nous rejoignons aussi sur des choses, notamment la tension vers l’abstraction et le rôle du regard de l’autre. C’est l’intérêt de cette exposition que d’organiser cette confrontation.

Sylvain Azam : Nous faisons partie d’une génération décomplexée. Nous partageons une méthode de travail similaire qui part des images trouvées. Nous nous inscrivons dans une réflexion sur l’image, la manière dont elle se construit.

Propos recueillis par Nathanaël Uhl

 

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Exposition
du 21 mai au 25 juin

Galerie municipale Jean-Collet
59, avenue Guy-Môquet

Vernissage samedi
20 mai à 18h

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