Théâtre : Marie-Christine Mazzola réconcilie les temps

Après une résidence au lycée Jean-Macé, la metteure en scène Marie-Christine Mazzola présente sa nouvelle pièce Après une résidence au lycée Jean-Macé, la metteure en scène Marie-Christine Mazzola présente sa nouvelle pièce "Never, never, never", à Gare au théâtre.

Culture

Publiée le 04 avril 2017

Après une résidence au lycée Jean-Macé, la metteure en scène Marie-Christine Mazzola présente sa nouvelle pièce "Never, never, never", à Gare au théâtre.

Marie-Christine Mazzola ne se lasse pas du territoire vitriot. En mars, la metteure en scène présentait le travail qu’elle a mené avec les élèves en chaudronnerie du lycée Jean-Macé lors des portes ouvertes de l’établissement. Après cette résidence, elle revient du 11 au 15 avril, à Gare au théâtre.

Elle livre sa mise en scène du texte de  Dorothée Zumstein, Never Never Never. Le dialogue poignant entre Ted Hugues et les deux femmes qu’il a aimées et qui se sont suicidées : Sylvia Plath et Assia Wevill.

Sur scène deux personnages se tiennent dans un décor sommaire. Il est vivant, debout, elle est assise, c’est un fantôme. Il lui parle elle lui répond.
"- Sylvia ?
- Oui Ted.
- Tu es là ?
- Comme toujours…"

Un dialogue qui, comme les bulles du souvenir, redémarre sans cesse par cet échange sibyllin. Ted est sur le point de recevoir un prix prestigieux qui couronne sa carrière de poète. Sa mémoire convoque, l’une après l’autre, ses deux épouses suicidées et concurrentes.

Sylvia la poétesse dont la mort a défrayé les chroniques et Assia, la publicitaire, qui s’est tuée avec sa fille mais dont la disparition a été traitée dans la presse comme un fait divers. Il n’est pas nécessaire de connaître leur histoire car elle nous sera racontée.

Le texte sensible de Dorothée Zumstein, est "un long poème écrit en vers libres qui creuse d'image en  image comme fonctionne la mémoire", précise Marie-Christine Mazzola. Il aborde la question du processus d’écriture et des relations amoureuses, du deuil et de  la réconciliation.

La mise en scène minimaliste travaille avant tout sur le jeu d’acteurs. "On parle de poètes et donc la qualité des voix était primordiale. J’ai choisi des grains de voix forts, des voix intenses avec une sensibilité et une humanité", explique Marie-Christine Mazzola.

Et le résultat est saisissant, les  trois comédiens magnifiques maintiennent les spectateurs sur le fil.

Sylvaine Jeminet


 

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Never, never, never
Du 11 au 15 avril à 20h30.
Gare au théâtre,
13, rue Pierre-Semard.

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