Vitry-sur-Seine, ville sans glyphosate

ZerophytocimetiereVitry-sur-Seine, une ville 100% Zéro phyto dans l'entretien de ses espaces verts et des cimetières.© Sylvain Lefeuvre

Cadre de vie

Publiée le 17 septembre 2019 - Mise à jour le 18 septembre 2019

À l'instar de nombreuses collectivités soucieuses des risques sanitaires encourus par leurs habitants, et en accord avec une politique zéro phyto mise en œuvre depuis plus de dix ans, le maire, Jean-Claude Kennedy, a pris un arrêté contre l’utilisation de produits phytopharmaceutiques contenant du glyphosate ou autres perturbateurs endocriniens sur la ville.

La nouvelle est tombée le 11 septembre dernier : l'utilisation de produits pharmaceutiques et notamment du tristement célèbre glyphosate est désormais interdite sur le territoire de la commune, par arrêté permanent déposé par le maire, Jean-Claude Kennedy.

Une décision qui s'inscrit au cœur d'une politique de plus de dix ans de lutte contre les produits phytosanitaires. Récemment, la ville a reçu le label Terre saine, saluant sa ligne strictement "zéro phyto" dans le domaine public et privé.

Cette décision municipale rejoint également l'engagement de Christian Favier à bannir les perturbateurs endocriniens du Val-de-Marne, et, plus largement, la mobilisation croissante des communes de France contre "l'arrêté phyto" pris par le gouvernement en mai 2017.

Pour rappel, cet arrêté, qui ne prévoyait pas de distance minimale entre les zones d'habitation et les zones d'épandages, était entouré de zones d'ombre controversées qui n'ont pas échappé aux associations, aux syndicats et à la justice : non-respect des normes européennes de protection des populations et non-respect de l'obligation de consultation publique sur le sujet.

Le Conseil d'État a donc demandé au gouvernement, en juin dernier, de revoir son texte de loi et d'organiser un débat public sur la question. Débat auquel certaines communes comme Vitry ont répondu en interdisant l'épandage sur leurs sols, bien que la probabilité d'être retoqué par le tribunal administratif soit grande.

Prochaines échéances : les résultats de la consultation publique, la modification éventuelle de l'arrêté du gouvernement et la possible pérennisation de la mobilisation...

Timothée Froelich

 
  • Qxotl le 18/09/2019 à 13:36

    Pour pouvoir interdire quelque chose, il faut qu'elle présente un risque pour la population (Cf. article 5 de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1798). Or, pour le glyphosate, ce risque n'est pas démontré (voir cette étude : ...Lire la suite

  • petrogalli le 18/09/2019 à 11:10

    l'entretien des cimetières???? ou ?quand? le petit cimetière rue louise aglae crette n'est pas entretenu des herbes de de 30cm a 40cm entre les allées c'est n'importe quoi?? donc réagissez merciLire la suite

 
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