Collectif triple A : graffs et transmission
Publié le 18 mars 2026 Modifié le 24 mars 2026
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Les artistes vitriots Babs et Brok étaient présents pour présenter les réalisations : plusieurs fresques réalisées avec les enfants et une grande qui exprime leurs deux univers artistiques et urbain, entre le mélange abstrait d’organique et de mécanique du premier et l’art figuratifs du second.
« L’initiative est mortelle ! s’enthousiasme Babs. C’est intéressant que triple A se tourne ainsi vers les habitants. On peut avec eux exploiter les murs gris et apporter de la couleur et du positif dans les quartiers. J’ai grandi ici et lorsque j’étais jeune découvrir le graffiti m’a permis de développer une passion. Cette transmission est donc importante pour faire découvrir aux enfants le plaisir de s’exprimer, leur montrer d’autres horizons et leur donner envie de créer. »
Festival participatif
Ces fresques ont été réalisées dans le cadre du festival Murs/Murs 2025 et rejoignent celle du gymnase Port-à-l’Anglais peinte par Wuze et Broke, celle du quartier des Montagnards en hommage au pionnier du rap en France, l’artiste Lionel D créée par Hakim et Brok et enfin la dernière de l’artiste Bebar qui sera bientôt inaugurée dans le quartier des Combattants.
Fresque hommage au rappeur Lionel D, réalisée dans le cadre du festival MurMurs 2025.
À chaque fois, Le collectif Triple A met un point d’honneur à impliquer les Vitriots. Des ateliers participatifs sont menés en parallèle des réalisations artistiques sur des murs avec les plus jeunes et lorsque cela est possible ce sont les habitants qui votent le dessin. Ainsi les enfants ont par exemple choisi de décorer un des abris vélos du quartier Colonel-Fabien d’une colombe accompagnée du mot paix, un regard plein d’espoir aujourd’hui.
Cette transmission est indispensable aussi pour l’artiste Wuze, du collectif triple A :
« On fait toujours en sorte de faire participer la population et notamment les enfants qui font une initiation au graffiti ou nous aident à remplir le dessin. C’est l’occasion d’une transmission et d’une appropriation de cette culture par les jeunes des quartiers. Ils apprennent à faire une fresque, se rendent compte du travail. Notre démarche est en effet de participer à l’embellissement de la ville mais aussi de faire connaître notre art et les artistes vitriots aux habitants et à la nouvelle génération. »
Kevin Gouttegata