Dans les écoles de Vitry, on range la tondeuse et on sort les moutons


Pour la deuxième année consécutive, les écoles Hugo, Langevin et Wallon accueillent des moutons dans leurs espaces verts. L’objectif est double : tondre la pelouse de manière écologique et rapprocher les enfants de la nature et des animaux.

Publié le 12 avril 2022 Modifié le 04 août 2025

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Lundi 11 avril au matin, Spooky et Scooby-Doo, deux jeunes moutons âgés d’un an, ont débarqué dans la zone de pâture de l’école maternelle Victor-Hugo sous les yeux amusés des enfants. Guidés par le chien de berger Jetset, les moutons noirs, tout juste débarrassés de leur manteau d’hiver, découvrent leur nouveau lieu de vie pour ces prochaines semaines.

Écopâturage et agriculture urbaine

Alexandra d’Arx, la bergère, était déjà là l’année dernière. Tout comme Spider et Samoussa, également de retour à l’école Langevin. Ce sont les enfants qui avaient choisi les noms des trois moutons qui allaient être leurs camarades. Trois ? “Silver est parti en vacances ailleurs !” explique Alexandra.

En effet, la société Terideal, à laquelle la municipalité fait appel pour cet écopâturage dans les écoles de Vitry, travaille avec de nombreuses autres collectivités et entreprises. Cette initiative va de pair avec la volonté de la ville de développer l’agriculture urbaine et d’amener ou de conserver les espaces naturels au plus près des habitants.

L’arrivée des moutons, un moment à ciel ouvert

Cette arrivée des moutons dans les écoles est vécue par les enfants comme un événement. Elle fait également office de classe à ciel ouvert. Alexandra prend son temps pour répondre aux interrogations, mais aussi pour montrer les particularités de l’animal : herbivore, des dents en bas mais pas en haut, seulement deux doigts “pour pouvoir toujours faire tchuss !”…

Au petit jeu de questions-réponses sur la famille du mouton, les enfants répondent du tac au tac : bélier, brebis, agneau… Oui, mais “comment appelle-t-on le bébé fille ?” interroge Alexandra. Là, les enfants bloquent. Alors Margaux Dupré, chargée d’étude en agriculture urbaine à Vitry, et à l’initiative du projet, souffle la réponse à une petite. “C’est une agnelle !” Ding, ding, bonne réponse !

Clément Aulnette