Des cours de vélo pour prendre confiance
Publié le 20 mars 2026 Modifié le 30 mars 2026
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Dans la cour de l’école Paul Eluard, des plots en plastique sont disposés. Contre la grille, plusieurs vélos attendent d’être enfourchés. Quelques-uns sont encore disposés dans une remorque attachée à un vélo cargo. Voilà le dispositif de la vélo-école proposée par l’association Mélocycles. Sa mobilité extrême lui permet de se rendre jusqu’au pieds des immeubles, au cœur des quartiers populaires.
« L’idée est de notamment toucher le public féminin, explique Pablo Gallon, animateur de la vélo-école organisée en partenariat avec la ville et les bailleurs Valdevy, Valophis et Logirep. Beaucoup de femmes n’ont pas appris à en faire quand elles étaient petites ou ont perdu l’habitude en grandissant. La question de la mobilité est centrale pour leur autonomie. »
Diplômé animateur mobilité à vélo, Pablo propose une trame de 23 étapes qui permet souvent à un débutant de réussir en une session à tenir en équilibre. Beaucoup n’y croient d’ailleurs pas trop et sont surpris de leur progrès. D’autres, comme Halima, viennent pour se perfectionner afin de pouvoir rouler sur la voie publique.
« Je prenais tout le temps les transports en commun avant, explique la jeune femme. Je savais faire du vélo mais j’avais peur du trafic. Maintenant je n’ai plus du tout d’appréhension sur la voie publique. »
Avec un public composé à 90% de femmes âgées entre 30 et 50 ans, les vélo-écoles de Mélocylcles ont trouvé leur cible. Les deux roues utilisées pendant l’atelier sont de la marque Brompton, un constructeur britannique spécialisé dans les vélos pliables haut de gamme. « Je trouve marrant que le premier contact des débutants soit avec un vélo de luxe », sourit Pablo. S’il faut apprendre, autant démarrer de bon pied !
Weilian Zhu