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Désindustrialisation : la lutte pour l'emploi et l’activité à Vitry-sur-Seine

Depuis les années soixante-dix, Vitry-sur-Seine fait face à un recul industriel massif, national comme européen. Mais la ville n’abandonne pas la production : elle se mobilise pour l’emploi, soutient les salariés et ouvre la voie à une nouvelle génération d’activités productives industrielles.

Publié le 21 mai 2025 Modifié le 11 septembre 2025

La crise de la désindustrialisation

Après un siècle d’industrialisation, le processus s’inverse progressivement à partir des années soixante-dix. Transferts en province, cessations d’activités, faillites : la crise est française, européenne.

En 1985, Vitry-sur-Seine compte toujours plus de 13 000 salariés, sur 27 000, dans le secteur de l’artisanat et de l’industrie. Mais, recense alors Max Aufort, adjoint au maire, lors d’un conseil municipal dédié à l’emploi : 4 100 emplois de production ont été perdus en dix ans, le nombre de demandeurs d’emploi a augmenté de 1  % en un an, et 1 000 emplois sont menacés à court terme. Il égraine : Trefimeteaux, 450 emplois perdus ; Ceactecafiltres, 526 ; Drouet Diamond, 263 ; Frogerais, 50 !

La municipalité soutient les salariés

Face aux suppressions d’emploi, la municipalité lutte aux côtés des salariés. Un comité local pour l’emploi regroupant élus, syndicats et employeurs est créé. Les élus se mobilisent auprès des directions d’entreprises, de l’État et se tiennent au côté des syndicats face aux plans sociaux. Ils dénoncent une « hémorragie », un « abandon de la production au nom de la rentabilité » ou encore une « insuffisance d’investissements préparant ces abandons ».

Ils s’indignent aussi que dans le secteur nationalisé – Rhône-Poulenc nationalisé depuis 1981, Prolabo, centrale EDF – la logique suit celle du patronat.

Penser l’activité productive de demain

Une ville dynamique malgré la désindustrialisation nationale

La désindustrialisation aura quand même eu lieu. Vitry-sur-Seine garde toutefois un tissu industriel remarquable comparé à d’autres villes de proche banlieue, avec des fleurons – Sanofi, Air Liquide… – et aussi des PME et PMI dynamiques. Elle défend ses atouts pour accueillir l’activité productive d’aujourd’hui et de demain. En témoigne l’ouverture aux Ardoines, en 2024, de l’hôtel logistique Sogaris de 35 000 m² sur 3 niveaux qui optimise la circulation des camions en son sein, ou de Cynéo, centre dédié au réemploi des matériaux de construction.

Vers un Territoire d’industrie

Des actions de développement économique sont menées à l’échelle de l’établissement public territorial (EPT) Grand-Orly Seine Bièvre. Cette collectivité est instigatrice, en 2022, du Manifeste pour un territoire industriel et productif, signé par une soixantaine d’acteurs industriels et publics, menant la reconnaissance du territoire comme Territoire d’industrie, label national. Ceci, tandis que la ville de Vitry-sur-Seine continue de se battre au côté des salariés comme l’illustrent les mobilisations de Pizzorno, Stef ou Casino.

En savoir plus sur le développement économique de Grand-Orly-Seine-Bièvre

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