Eau : gestion raisonnée

En cette période estivale marquée par la chaleur et les épisodes de canicule à répétition, la gestion de l’eau est un enjeu majeur. Tour d’horizon des dispositifs prévus alors que les services municipaux font leur maximum pour rafraîchir la ville.

Publié le 27 juillet 2026 Modifié le 27 juillet 2026

Temps de lecture estimé : 3 min

L’été a démarré par plusieurs vague de chaleur inédite en France. Pour aider les habitantes et les habitants à supporter cet épisode difficile, des dispositifs et jeux d’eau ont été déployés dans les écoles, les crèches et sur l’espace public. En plus de ceux existants, un brumisateur avec fontaine à eau a été installé l’an dernier au parc du Coteau-Marcel-Rosette et un autre sera prochainement déployé au parc des Prairies du Fort.

Îlots de fraîcheur en ville

Ces épisodes caniculaires illustrent surtout l’importance d’adapter notre environnement au changement climatique et au monde de demain. Un sujet dont la municipalité s’est emparée, notamment à travers la végétalisation et la déminéralisation de la ville. Dernièrement, le carrefour rue Gabriel-Péri/avenue Paul-Vaillant-Couturier et les allées du cimetière nouveau ont bénéficié de ces aménagements.

Cette stratégie concerne également les équipements publics, notamment les crèches et les écoles. Des cours de récréation paysagères vont ainsi voir le jour cette année à l’école Makarenko B et à la crèche du Château, avec des essences sobres en eau.

« Tout cela facilite le cycle naturel de l’eau, précise Faustine Clair, directrice des Espaces verts. L’eau s’infiltre plus facilement dans le sol et s’évapore lorsqu’il fait chaud, permettant de rafraîchir l’air. On peut ainsi grandement faire baisser la température avec un espace végétalisé. »

Pour favoriser une gestion responsable de la ressource vitale qu’est l’eau, les agents des Espaces verts ont adopté plusieurs dispositions : paillage sur l’ensemble des massifs floraux pour limiter l’évaporation, arrosage automatique en gestion centralisée qui permet une économie de 30 % et installation de 200 oyas sur la ville.

« Ce sont de grandes jarres en terre cuite enterrées qui étaient déjà utilisées pendant l’Antiquité, précise Eudes Barthelat, responsable des Espaces verts. Cela permet un arrosage optimal par capillarité, avec le moins de déperdition possible. »

À la clé : 60 % d’eau économisés par an sur les sites équipés. Le nettoyage de la ville est également réfléchi avec le même souci d’économie.

« Nous récupérons les eaux de filtrage du centre aquatique pour les balayeuses-laveuses ! Cela a été pensé dès la construction », raconte Bruno Allioux, directeur de la Voirie.

Pour finir, les services rappellent que la baignade dans la Seine est strictement interdite en raison du risque de noyade et de la qualité des eaux encore insuffisante. Les jeux d’eau seront de toute façon de la partie lors du Village Vacances présent cet été dans les quartiers.

En chiffres

  • 30 % : économie d’eau réalisée grâce à l’arrosage automatique en gestion centralisée.
  • 200 : nombre d’oyas installés dans la ville.
  • 60 % : économie d’eau annuelle sur les sites équipés d’oyas.
  • 1 : brumisateur avec fontaine à eau installé au parc du Coteau-Marcel-Rosette.
  • 1 : nouveau brumisateur prévu au parc des Prairies du Fort.
  • 2 : équipements publics concernés par les futures cours de récréation paysagères (école Makarenko B et crèche du Château).

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