École Langevin mobilisée pour des remplaçants


Après une occupation de bureau de la direction de l’école Langevin interrompue par la police, les parents renouvellent leur mobilisation. Mille heures d’enseignement en moins sont comptabilisées.

Publié le 08 avril 2022 Modifié le 04 août 2025

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Une trentaine de parents d’élèves courageux ont sorti les pancartes devant l’école Langevin sous une pluie battante glaciale le 8 avril, rejoint par le maire, Pierre Bell-Lloch, et plusieurs élus. Ils interpellaient la Direction départementale de l’éducation nationale (DASEN) pour que les professeurs absents de leurs enfants soient remplacés. Une situation subie par d’autres écoles.

Cadre de scolarité chaotique

À Langevin, « certaines classes accueillants les élèves sans prof sont parfois montées à un effectif de 39 », s’inquiètent les parents.

« Depuis fin février, ma fille en CE1 n’a cours qu’une fois tous les 15 jours, se plaint Kenza, 40 ans. Le demi-poste de prof n’est pas remplacé. Donc, il y a des semaines où elle ne va pas à l’école. À la maison, on essaie de les faire réviser, mais ils n’avancent pas ! Alors, on ne lâchera pas. »

Pour son fils de 3 ans et demi, en maternelle, la scolarité est aussi chaotique. « Certains enfants dans les classes surchargées s’endorment au sol pendant l’heure de la sieste », soulignent encore d’autres parents.

+ de 1 000 heures d’enseignement en moins

Dans le groupe scolaire Langevin, à l’école maternelle, 4 des 8 profs sont absents et 2 à l’école élémentaire. Ainsi, les parents délégués de la liste indépendante dénoncent plus de 1 000 heures de cours manquantes cette année dans le groupe scolaire. « Mails, appels téléphoniques d’alerte ont été sans effet », explique Lucile Daoud, une des parentes déléguées.

Un manque de réponse qui les a poussés à choisir une action d’usage pour se faire entendre : l’occupation bloquant le lien administratif avec la direction et ce, les lundi et mardi 4 et 5 avril.

« À l’école maternelle on répondait que l’école était occupée par les parents en attente de replaçants, explique Lucile… et à l’école élémentaire on n’a pas eu besoin de le faire, car le directeur surmené était absent depuis une semaine ! »,poursuit Sylvie Thiennot, présidente des parents délégués au conseil d’école.

Le second matin, la poignée d’occupants a été sommée de quitter l’école par cinq policiers, sur la demande de Éducation nationale. Une réponse jugée « inadmissible » par les parents engagés qui ont aussi envoyé une mise en demeure au ministre de l’Éducation à la DASEN.

Par ailleurs, une audience à la DASEN a été accordée aux enseignants et aux parents des deux circonscriptions de Vitry, à Créteil, jeudi 14 avril, à 18h. Avant 17h, la ville mettra à disposition à l’hôtel de ville un autocar pour s’y rendre.

Gwénaël le Morzellec