Émancipation grâce au vélo
Publié le 28 avril 2026 Modifié le 29 avril 2026
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Priorité à droite, panneaux Stop, passages piétons… Casque vissé sur la tête, une petite équipe d’enfants roule, en faisant bien attention à bien respecter les règles du code de la route. La plupart ne connaissaient pas la signification des panneaux présentés avant l’Urban Solidarity Bike, au parc des Chouettes.
C’est le cas de Kanthio, 12 ans. « Je ne fais pas de vélo et les panneaux, je ne savais pas exactement à quoi ils correspondaient », explique la jeune fille, qui vient de finir l’atelier dédié à la sécurité routière. Kanthio ne savait pas faire de vélo avant cette journée dédiée à la mobilité douce. « J’ai appris durant cet après-midi. Ça fait un peu peur au début, parce que tu peux tomber et te faire mal, mais après, c’est trop bien », sourit-elle, en repartant.
« Les filles prennent la rue »
Un peu plus loin, un tournage a lieu. Le synopsis ? « Des jeunes filles sont témoins d’un accident de vélo à un feu rouge. Elles en parlent autour d’elles, dans le collège Rabelais notamment, et sensibilisent leurs connaissances pour éviter que cela ne se reproduise », raconte Nawel El Arras, directrice adjointe du centre de loisirs Rabelais.
Par demi-journée de tournage, « assez fatigante » de la bouche même des quatre actrices principales, le projet vise à montrer le vélo comme objet d’autonomie pour les filles dans l’espace urbain, de rencontre et d’égalité. « J’ai commencé avec de l’impro et aujourd’hui, je joue dans le court-métrage. Et chose amusante : je ne sais pas faire de vélo, mais je connais très bien les règles à respecter à force de participer aux ateliers », plaisante Eléna, 15 ans, l’un des rôles majeurs de la fiction sobrement intitulé « Les filles prennent la rue ».
Le vélo comme lien social
« La journée est le fruit d’un travail collégial », insiste Yves Pontonnier, président de l’association De La Rue à La Scène. Parcours de vélo encadré par les ados des centres de quartier, création d’une fresque urbaine autour du vélo, démos de bike life, vélo connecté… Les activités proposées sont multiples.
« Le moment est festif et on veut créer du lien. Voir rouler des gamins, ce n’est que du bonheur », conclut-il. L’Urban Solidarity Bike est appelé à se renouveler.
En tout cas, c’est le désir d’Yves Pontonnier, mais cette fois, avec encore plus de bénévoles et de centres de loisirs.
Jérôme Robert