Établissements scolaires et effectifs en crise

Dans plusieurs établissements scolaires, enseignants et parents d’élèves se mobilisent pour dénoncer le manque de moyens et de personnels qui pénalisent le déroulement de la scolarité de nombreux élèves. Deux rassemblements sont organisés jeudi 9 avril : une action "école morte" au sein du groupe scolaire Jean-Moulin, et une manifestation devant l'école Denis-Diderot.

Publié le 31 mars 2026 Modifié le 08 avril 2026

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La mobilisation se poursuit à l’école Jean-Moulin qui prévoit une action école morte jeudi 9 avril à partir de 8h30. Les classes seront fermées, un service d’accueil minimum sera assuré pour les enfants. Parents et enseignants se rassemblent pour exiger une intervention de l’inspectrice académique.  Depuis la fin du mois de février, les parents font front devant l’établissement qui accueille des maternelles et des élémentaires pour dénoncer le manque d’AESH qui perdure, et le non-remplacement depuis le retour de vacances d’une enseignante d’une classe de CM2.

« L’enseignante est absente depuis le 5 janvier, et des remplacements ont été assurés au jour le jour, sans aucune stabilité, mais depuis le 9 février, il n’y a plus du tout de remplacement », explique Vanessa Sanelli, mère de trois enfants scolarisés à l’école Jean-Moulin et représentante FCPE.

50 journées d’absence non-remplacées à l’école Diderot

Depuis plus d’un mois, les élèves de la classe concernée sont répartis dans les autres classes. « Les enseignants aussi sont à bout, fait savoir Vanessa, cette situation leur ajoute une charge de travail supplémentaire ». Une situation que subit également l’école Denis-Diderot où un rassemblement prendra place jeudi 9 avril de 8h à 9h. Les parents dénoncent « une école en grande souffrance ».  Au total depuis la rentrée, 50 journées d’absence n’ont pas été remplacées.  Et aucun AESH n’est présent pour accompagner les enfants en situation de handicap.

La mobilisation des parents devrait se poursuivre dans les deux établissements dans l’attente d’un retour de l’académie déjà jointe à plusieurs reprises. Un parent d’élève de l’école Jean-Moulin a également saisi le défenseur des droits.

« Pénurie générale d’adultes »

La colère gronde aussi du côté du secondaire. Au lycée Jean-Macé, les enseignants déplorent un contexte de « pénurie générale d’adultes dans l’établissement » dans un courrier au rectorat. Aucun poste administratif ou de CPE n’a été créé malgré la hausse constante du nombre d’élèves accueillis ces dernières années. Des enseignants et des surveillants ne sont pas remplacés, et le poste d’infirmier n’est pas pourvu depuis six mois.

Les enseignants réclament plus de moyens horaires pour répondre aux besoins spécifiques des élèves dans cet établissement qui accueille des élèves issus de milieux défavorisés.  Les enseignants appellent également le rectorat à réduire les effectifs par classe encore trop surchargées afin d’améliorer les conditions d’apprentissage.

« Nous avons obtenu le passage de 30 à 24 élèves pour les classes de STMG, explique Camille Lichère, enseignante de mathématiques au lycée Jean-Macé. Il faut en faire de même pour les autres classes avec 30 élèves en générale au lieu de 35, et 24 en STi2D au lieu de 30. Dans de nombreux établissements plus privilégiés, ces effectifs existent, nous en avons d’autant plus besoin dans notre lycée censé être prioritaire ».