Festival du roman noir
Date(s) de l'événement :
Du 06 décembre au 07 décembre
Informations pratiques
Du 06 décembre au 07 décembre
Ouverture du salon au public à 10h
Lieu de l'événement
-
Hôtel de ville
2, avenue Youri-Gagarine
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Passer la carteSamedi 6 décembre
Retour sur les ateliers d’écriture avec plus de 200 élèves de Vitry, en présence des enfants qui dédicaceront leurs livres
Animateur : avec Antoine Blocier
Participants : Jeanne DESAUBRY et Gérard STREIFF (qui ont mené des ateliers à Vitry en 2025), Melvina MESTRE (autrice et déléguée générale adjointe de la fondation « Engagement média pour les jeunes »), une élue, un enseignant.
De plus en plus d’écoles, de centres sociaux, d’associations mettent en place des ateliers d’écriture à destination de leurs publics. Simple passe-temps ? Utilisation de la création littéraire pour « valider », concrètement les leçons de grammaire, de vocabulaire, de conjugaison ? Militer pour le droit et les moyens de l’expression culturelle pour le plus grand nombre ? Les motivations sont diverses et les pratiques tout autant. À Vitry, durant n’année scolaire écoulée une expérience de grande envergure (200 enfants, dans 5 groupes scolaires, répartis dans 12 classes) ont mené des ateliers d’écriture longue. Les rendus ne sont pas du tout les mêmes selon les auteurs qui les ont dirigés. Que cherche l’un et à quoi se limite l’autre ?
Mots de bienvenue et apéritif déjeunatoire.
Participants : Jean-Hugues OPPEL, Laurence BIBERFELD, Laurent GUILLAUME, Anouk LANGANEY (en écriture de thèse sur ce que s’autorise et/ou s’interdit le roman noir français contemporain pour la jeunesse).
Peut-on tout dire dans un roman ? Doit-on tout dire dans un roman ? Si oui, comment ?
Certains auteurs prennent le parti de ne pas se censurer. Et cela va au-delà du vocabulaire ou de scènes plus ou moins explicites… D’autres font le choix d’édulcorer leurs propos, voire d’écrire des romans qui ont l’apparence du « noir » mais en leur ôtant toute forme de critique sociétale, que cette critique soit politique ou des mœurs…
Animateur : Roger MARTIN
Participants : Alexandre COURBAN, Pascal DESSAINT, Laurent MELY-DUMORTIER, Philippe PIVION.
Tous les auteurs de cette table ronde ont écrit sur cette dimension.
Depuis Zola, relativement peu d’auteurs ont su parler de la classe ouvrière et/ou paysanne sans se vautrer dans les stéréotypes. Or, si la classe ouvrière est numériquement en baisse depuis des dizaines d’années, elle reste un pan important des sociétés. Parce que les ouvriers produisent, parce qu’ils sont aussi des citoyens, parce qu’ils pensent… il est intéressant de voir ce que la littérature en fait.
Animateurs : Antoine BLOCIER et Pierre MEIGE
Participants : les autrices et auteurs présents au festival, les bénévoles… Et ceux qui auront envie de se coller à ce délire.
N’hésitez pas à vous porter candidat(e) pour monter sur scène, Pierre vous accompagnera. Personne ne sera recalé ! Que vous ayez un joli filet de voix, qu’au contraire, vous estimez faire hurler les loups dans la nuit, l’essentiel est de passer une belle soirée entre amis. Vous pouvez intervenir en solo ou en chorale un brin foutraque.
Au festival du Roman noir et social de Vitry, il est de tradition de proposer une soirée dite « des auteurs ». Elle leur permet de se retrouver entre collègues d’écriture qui se croisent de temps en temps sur les salons, pour parler d’autre chose que de littérature, d’y inviter des amis de la région, les bénévoles qui œuvrent à la réussite du Festival et, bien évidemment, des lecteurs.
Cette année, le Festival se met à l’image de Boris Vian. Grand auteur s’il en est, musicien et chanteur incomparable de sa génération.
Pour que cette soirée soit entre de bonnes mains, c’est le chanteur Pierre Meige qui en assurera le tempo. Il connait son Vian sur le bout des doigts et, outre les titres qu’il interprètera en personne, il accompagnera aux claviers (ou à la guitare ou à l’accordéon – l’artiste est plein de ressources) quiconque se sentira de pousser la chansonnette ou de lire un texte du grand Boris. Des auteurs invités ont déjà annoncé quels titres ils interprèteraient, mais il reste de la place pour l’imagination. Quelqu’un a même évoqué une chorale foutraque de gens qui prétendent ne pas savoir chanter.
Une belle soirée en perspective.
Dimanche 7 décembre
Rencontre apéritive animée par la Bibliothèque Nelson Mandela
Animateur : Laurent MELY-DUMORTIER
Conférencier : Maurice GOUIRAN
Presque tout est dans le titre de cette conférence. Maurice Gouiran est, aussi, un héritier de Jean-Claude Izzo. Il nous en apprendra beaucoup plus que ces quelques lignes qui suivent.
Fils d’un père italien et d’une mère marseillaise (elle-même de parents espagnols), Jean-Claude Izzo a toujours été proche des humbles et des démunis. Il disait qu’il s’agissait pour lui « d’être toujours et irrémédiablement du côté des pauvres, des oubliés, des démunis… J’ai toujours regardé les gens, les chômeurs, ceux qui n’avaient rien, les maux de Marseille… »
Jeune ouvrier avec son CAP de fraiseur en poche, il obtient un emploi dans une librairie et commence à s’engager politiquement avec le mouvement pacifiste catholique Pax Christi.
Appelé au service militaire en 1964, il entame une grève de la faim pour protester contre des actes de maltraitance sur des jeunes appelés. Ce qui lui vaudra une mutation dans un commando disciplinaire à Djibouti. Il y passera un mois et demi en prison.
Il adhère au Parti Socialiste Unifié et au Mouvement de la Paix. En juin 1968, il est candidat aux élection législatives à Marseille et adhère alors au Parti Communiste Français. Il devient journaliste pour rédacteur en chef du quotidien communiste régional La Marseillaise.
Plus tard, il quitte le PCF, quitte Marseille et devient rédacteur en chef d’une revue mutualiste.
À lire absolument, sa trilogie marseillaise, composée de trois titres incontournables : Total Kheops, Chourmo, Soléa.
Avec Krill&Zon, les enfants auront droit à une représentation explosive !
Le mot du duo : « Pendant l’été 2024, questionnés par des enfants qui voulaient savoir de quoi parlait notre livre, on s’est dit qu’on pouvait essayer de l’adapter à leur âge. Au début c’était juste une fable qui raconte la Commune de Paris e ce qui se passe 150 ans après. Par la suite un spectacle théâtral en deux actes a vu le jour, communard et explosif : un narrateur, une scénographie qui bouge, des voix, de la musique et un Grand Final avec la participation du public. Les enfants de 8 à 88 ans y trouveront leur compte. »
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Du 30 janvier
au 30 mai