Fin de la zone de danger autour du dépôt pétrolier
Publié le 03 mars 2026 Modifié le 03 mars 2026
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Le dépôt pétrolier faisait partie des trois sites industriels à risque du Val de Marne : avec la station d’épuration de Valenton et le dépôt pétrolier de Villeneuve-le-Roi, le dépôt pétrolier de la rue Tortue, au cœur du quartier des Ardoines, est classé Seveso seuil haut en raison des risques pour la santé, la sécurité et l’environnement occasionnés par son activité.
Depuis la vente et la mise à l’arrêt progressive du dépôt pétrolier l’été dernier, le démantèlement du site avance : après le vidage des cuves, la mise en sécurité du dépôt et un rapport d’inspection mené sur la sécurité des installations en décembre, la préfecture a suspendu par arrêté, le Plan de prévention des risques technologiques (PPRT). Ce document fixait, dans une zone bien délimitée, des règles d’urbanisme et de construction particulières pour prévenir le risque d’accident.
Une participation du public par voie électronique initiée par la préfecture du Val-de-Marne a été organisée pour permettre aux habitants de prendre connaissance du sujet, et communiquer leurs observations ainsi que leurs propositions.
Un avis du Conseil départemental de l’environnement et des risques sanitaires et technologiques devra ensuite être rendu, avant abrogation définitive du PPRT.
Nouveau projet pour l’OIN des Ardoines
Quinze ans après les premières négociations initiées par la ville pour le départ du dépôt pétrolier, une promesse de vente avait été signée en juin 2025 entre l’entreprise propriétaire du site, EG Retail France et la société Brownfields, spécialisée dans la reconversion de sites industriels.
Le démantèlement et la reconversion du site marquent le début d’un nouveau projet pour l’OIN des Ardoines, l’une des plus grandes opération d’aménagement de France. Sur le site du dépôt, un data center doit voir le jour. Un ouvrage dont la conception comme le fonctionnement entendent répondre aux enjeux écologiques.
Le data center, dont la consommation en eau et en électricité sera maîtrisée, intégrera des espaces verts paysagés, des sols végétalisés et un boisement sur près de 600 m2. 397 arbres seront plantés et 10 767m² d’espaces verts de pleine terre recrées sur une parcelle aujourd’hui complètement imperméabilisée. Un système de récupération des eaux de pluies sera mis en place. Aucun captage ni rejet ne sera réalisé dans la Seine, et les eaux pluviales seront infiltrées sur site et réutilisées pour les besoins du bâtiment. Les stationnements et les bassins de récupération des eaux de pluie seront implantés sous le bâtiment afin de limiter l’imperméabilisation des sols. L’eau ainsi récupérée servira à l’activité du bâtiment. La chaleur produite par le data center sera injectée dans le réseau de chaleur existant pour chauffer les habitants.
Au total, le projet implique la création de 80 emplois. D’après la société Brownfields, le data center alimentera les finances de la ville au premier semestre 2027, permettant le financement des services publics municipaux
Majda Abdellah