Fouad Boussouf, de Vitry au Havre
Publié le 08 octobre 2021 Modifié le 04 août 2025
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Avant de prendre ses fonctions le 1er janvier 2022, il sera au théâtre Jean-Vilar le 10 octobre avec son nouveau spectacle Oüm – mère en arabe –, hommage à la chanteuse égyptienne Oum Kalthoum. « Oüm est un retour dans ces années folles qu’a connu l’Égypte, un clin d’œil au féminisme du siècle dernier », raconte le chorégraphe.
Parmi ses inspirations, il cite la lecture, les mots « qui bouleversent et font jaillir en nous des émotions ». Déjà dans son précédent spectacle Näss, il puisait dans les paroles engagées du groupe marocain Nass El Ghiwane. Avec Oüm, il exploite et met en danse la beauté de la poésie arabe du XIe siècle, celle des Quatrains d’Omar Khayyām que chantait la diva aux lunettes noires. Abordant des sujets universels comme le désir et l’amour, ils disent en substance : ne te soucie pas du passé, profite de l’instant présent. « C’est une sorte de carpe diem », résume Fouad Boussouf. Fidèle au hip-hop où il a trouvé son équilibre, nostalgique d’un monde arabe qui rayonnait par l’art, optimiste éternel, il refuse toute étiquette réductrice et s’attache à mêler les genres, des danses tribales jusqu’à l’art du cirque.
C’est cette écriture, sa griffe, qu’il continuera d’affirmer en Normandie. Avec l’ambition de toujours créer, partager et accompagner les artistes, comme il a su le faire ces quinze dernières années à Vitry et dans le Val-de-Marne
Majda Abdellah