La ville réaffirme son soutien à la reconnaissance d’un État palestinien

Accrochée depuis le 19 juin sur le fronton de l’hôtel de ville, la banderole affirmant la solidarité de la ville avec la Palestine n’a pas tardé à faire réagir la préfecture. Comme dans plusieurs autres municipalités communistes, l’État a exigé son retrait immédiat. L’affaire a été tranchée par le tribunal administratif de Melun, ce jeudi 28 août. La ville a décidé de faire appel.

Publié le 29 août 2025 Modifié le 09 septembre 2025

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Jeudi 28 août s’est tenue l’audience qui opposait la préfecture du Val-de-Marne à la ville de Vitry au sujet de la décision d’apposer une banderole soutenant la reconnaissance de l’État palestinien, la paix au Proche-Orient et dénonçant le génocide en cours.

L’accusation du préfet se porte sur le non-respect de la politique internationale de la France, rappelant que cela ne fait pas partie des attributions des collectivités territoriales que se doivent de respecter une certaine neutralité.

La ville s’est défendue en rappelant l’évolution du contexte international et national. L’ONU vient de reconnaitre l’état de famine pour plus d’un demi-million de Gazaouis. Mais surtout, le président de la République, Emmanuel Macron, s’est engagé fin juillet à reconnaitre l’État palestinien en septembre, c’est-à-dire dans quelques jours, lors d’une conférence aux Nations Unies.

Vendredi 29 août, le verdict a été rendu, imposant le retrait sous 24 heures de la banderole. Plusieurs maires communistes se sont associés dans un communiqué de presse commun dans lequel ils dénoncent le choix de la préfecture de « poursuivre un maire devant la justice pour avoir dit ce que toutes les institutions internationales qualifient du crime majeur du siècle ».

Devant l’aggravation dramatique de la situation pour les Gazaouis, il est donné aux tribunaux la possibilité de changer le cours de l’Histoire. Afin que l’on retienne des collectivités « le courage de nommer l’injustice malgré la prétendue neutralité imposée et pas le silence face au génocide ».

À l’audience, la ville de Vitry, représentée par Fatmata Konaté, adjointe au maire, a rappelé « le soutien et l’attachement de la ville pour la paix dans le monde et notamment au Proche-Orient » ainsi que son attachement aux valeurs « de solidarité et de fraternité ».

Tout comme Ivry, qui a reçu le même verdict, Vitry a décidé de faire appel.

Margot Chauve

 

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