La nouvelle Maison des femmes Alexandra-Kollontaï
Publié le 15 mars 2026 Modifié le 24 mars 2026
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Environ 200 personnes se sont rassemblées pour cet événement rythmé par des moments officiels, comme les discours des élus et la coupe du ruban suivis du dévoilement de plaque, et des moments artistiques offerts par le duo composé par la slameuse Magda, le pianiste Pablo et par la compagnie théâtrale 3 mètres 33.
« Cette Maison des femmes, dans le nouveau quartier des Ardoines, c’est la suite des déambulations qu’on avait organisées pour écouter des femmes qui nous avaient raconté leur désespoir face à des situation sociales et familiales très compliquées. Il fallait trouver pour ces personnes un lieu d’écoute, de secours.
« La Maison des femmes qui mobilise de nombreux partenaires est l’outil le plus adapté », a indiqué Pierre Bell-Lloch. Maeva Durand, quant à elle, a rappelé la figure féministe engagée dans la vie politique et diplomatique d’Alexandra Kollontaï :
« Marquée par la misère sociale et le rejet de la Première Guerre mondiale, elle a porté des politiques révolutionnaires en faveur de l’émancipation de la femme : droit de vote, dépénalisation de l’homosexualité, création de crèches et cantine pour libérer les femmes. »
Puis, avant le verre de l’amitié, Chloé Rinaldo, coordinatrice de la structure, et Hélène Puyrigaud, pilote du projet, ont mené, avec leurs collègues, la visite des locaux qui ouvriront au public vers la fin du mois de mars, le temps de terminer les aménagements techniques.
La Maison des femmes : un lieu, plusieurs missions
« Ce lieu a deux volets, d’abord l’accompagnement des femmes victimes de violences et de leurs enfants, puis il a vocation également à être un lieu féministe, ressource, lieu d’émancipation », explique Chloé Rinaldo qui a déjà travaillé à la Maison des femmes de Saint-Denis, sujet d’un film au cinéma en ce moment. « Avec Chloé, on va constituer un binôme pour l’accompagnement des femmes victimes de violences mais ma mission sera aussi celle d’organiser des ateliers ressources pour permettre d’encadrer le parcours des femmes qui s’adresseront à la structure. On est en train d’y travailler avec les services de la ville et les associations. En parallèle on souhaite planifier des permanences, par exemple celle d’une psychologue », explique Hélène Puyrigaud qui ajoute :
« Il y beaucoup de choses qui se font déjà sur le territoire et notre tâche est aussi celle de mieux fédérer ce qui existe, coordonner et redynamiser un maillage existant ».
« Les droits ne tombent pas du ciel, ils se conquièrent »
Plusieurs salves d’applaudissements enthousiastes ont accueilli la lecture des textes de Magda, accompagnée au piano par Pablo. La slameuse vitriote a tiré le portrait d’Alexandra Kollontaï, en rappelant son engagement pour une révolution sociale, ses luttes féministes et également le rejet de la guerre : « Alexandra Kollontaî croyait à la puissance collective, elle croyait que le changement naît quand les femmes s’organisent, se soutiennent et refusent de rester invisibles. Alors aujourd’hui, souvenons-nous, mais surtout continuons, parce que les droits des femmes ne sont jamais acquis définitivement, parce que l’égalité c’est un chemin, pas une date sur le calendrier. Que cette journée soit un hommage, un engagement, un espoir » !